L’ex-candidat à la présidentielle camerounaise du 07 octobre, Akere Muna, a comparé vendredi le processus électoral à « un scénario joué par des acteurs », après que la requête de Maurice Kamto, un autre candidat auquel il s’est rallié, a été rejetée jeudi soir à Yaoundé par le Conseil constitutionnel.
Akere Muna critique le processus électoral du Cameroun
« Le processus électoral au Cameroun n’est pas un processus du tout. C’est un scénario joué par des acteurs. Certains de bonne foi et d’autres bien entraînés à la filouterie », a écrit M. Muna, sur son compte facebook.
Selon l’ex-bâtonnier, les institutions du pays « ne sont pas préparées pour accepter le changement », ce qui rend « l’avenir (…) désormais incertain », même s’il dit garder « espoir ».
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Jeudi soir, Le président du conseil constitutionnel, Clément Atangana a jugé recevable le recours de M. Kamto en la forme, mais l’a rejeté car « non justifié », après deux jours de débat.
Candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), l’ex-ministre délégué à la Justice, avait déposé un recours afin de réclamer l’annulation des votes dans des circonscriptions réparties dans sept des 10 régions du Cameroun (Nord-ouest, Sud-ouest, Est, Sud, Nord, Extrême-nord), estimant que le scrutin a été émaillé d’irrégularités et d’incidents.
Plus de six millions d’électeurs étaient appelés le 07 octobre à élire le nouveau président parmi huit candidats en lice, dont le chef de l’Etat Paul Biya (85 ans) qui brigue un septième mandat.
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Au lendemain du scrutin, Maurice Kamto s’est déclaré vainqueur et a réclamé une « transmission pacifique du pouvoir » avec le chef de l’Etat sortant Paul Biya.
Le Conseil constitutionnel devrait proclamer les résultats au plus tard lundi.
