L’ex-candidat à la présidentielle camerounaise du 07 octobre, Akere Muna, a comparé vendredi le processus électoral à « un scénario joué par des acteurs », après que la requête de Maurice Kamto, un autre candidat auquel il s’est rallié, a été rejetée jeudi soir à Yaoundé par le Conseil constitutionnel.
Akere Muna critique le processus électoral du Cameroun
« Le processus électoral au Cameroun n’est pas un processus du tout. C’est un scénario joué par des acteurs. Certains de bonne foi et d’autres bien entraînés à la filouterie », a écrit M. Muna, sur son compte facebook.
Selon l’ex-bâtonnier, les institutions du pays « ne sont pas préparées pour accepter le changement », ce qui rend « l’avenir (…) désormais incertain », même s’il dit garder « espoir ».
Budget annuel : Le Cameroun à la recherche de 1 650 milliards F CFA
Vodun Days 2026 au Bénin : les journées du 8 et du 9 janvier fériées
Jeudi soir, Le président du conseil constitutionnel, Clément Atangana a jugé recevable le recours de M. Kamto en la forme, mais l’a rejeté car « non justifié », après deux jours de débat.
Candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), l’ex-ministre délégué à la Justice, avait déposé un recours afin de réclamer l’annulation des votes dans des circonscriptions réparties dans sept des 10 régions du Cameroun (Nord-ouest, Sud-ouest, Est, Sud, Nord, Extrême-nord), estimant que le scrutin a été émaillé d’irrégularités et d’incidents.
Plus de six millions d’électeurs étaient appelés le 07 octobre à élire le nouveau président parmi huit candidats en lice, dont le chef de l’Etat Paul Biya (85 ans) qui brigue un septième mandat.
Ahmadou Kourouma, Bernard Dadié, Armand Gauz, ces grandes écrivains ivoiriens
Le Nigéria dit non à Paul Biya, une surprise en Afrique
Au lendemain du scrutin, Maurice Kamto s’est déclaré vainqueur et a réclamé une « transmission pacifique du pouvoir » avec le chef de l’Etat sortant Paul Biya.
Le Conseil constitutionnel devrait proclamer les résultats au plus tard lundi.

