Mali: 6 Touaregs tués par des inconnus armés à la frontière nigérienne

Attaque de civils au Mali

Au Mali, six civils Touaregs ont été tués mercredi par des inconnus armés qui ont attaqué leur campement, dans la localité D'Abanguilou, cercle d’Anderamboukane, région de Ménaka(Nord-Est), a indiqué le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA), dans une note.

Au Mali, la sécurité dans les régions du Centre et du Nord reste préoccupante

Juste après l’attaque de ce campement Touareg, "les combattants du MSA ont pris en chasse les assaillants", jusqu’à la frontière avec le Niger où a eu lieu un affrontement entre les deux groupes.


"Trois combattants du MSA ont été tués et deux autres blessés dans un accrochage", a déploré le MSA, précisant qu’une dizaine d’assaillants avaient été neutralisés dans ces affrontements.

Le MSA a également signalé qu’un campement de Botak dans la commune de Talataye cercle d’Ansongo a été attaqué dans la nuit du mardi à mercredi par des inconnus armés qui ont tué un civil, avant que des habitants du campement ne ripostent pour faire fuir les assaillants.

Il y a une semaine, une cinquantaine de civils membres de la communauté Idaksahak (Touareg), dont "des femmes et deux enfants de moins de 8 ans ont été exécutés à Tinabaw et Tabangout-Tissalatatene", près de Ménaka, "par des bandits armés venus sur 20 motos".

Condamnant cette nouvelle tuerie de groupes armés dans cette région de Menaka, la mission onusienne au Mali (MINUSMA) a déployé ses enquêteurs dans les localités de Tinabaw et de Tabangout-Tissalatatene.

Depuis quelques mois, l’insécurité, les exactions et les violations des droits Humains sur les populations du Centre et Nord Mali font l’objet de plusieurs rapports et dénonciations d’experts et d’organisations de défenses des droits Humains.

Dans une note pubbliée fin octobre 2018, une coordination d'ONG internationales opérant à Ménaka, dit avoir "constaté avec regret la persistance de l’insécurité dans la région, qui affecte autant les populations que les agents des ONG", et justifie cette situation par "l’absence de Tribunaux dans cette zone du pays, l’inefficacité des patrouilles et l’impuissance des leaders communautaires".