Côte d'Ivoire : Affaire Lobognon, 3e mandat, Affoussiata Bamba fustige le régime Ouattara

Affoussiata Bamba Lamine fustige le régime Ouattara
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 30 janvier 2019 à 09:54 | mis à jour le 30 janvier 2019 à 09:58

La condamnation d'Alain Lobognon a suscité de vives réactions au sein de la GSK Team. Affoussiata Bamba Lamine qui en est une figure de proue est montée au créneau pour dénoncer un procès politique.

Affoussiata Bamba évoque une parodie de justice

Alain Lobognon a été condamné, ce mardi 29 janvier, à 12 mois d'emprisonnement et à trois cent mille francs (300.000 FFCFA) d'amende dans une affaire de "divulgation de fausse nouvelle". Cette condamnation a totalement révoltée Affoussiata Bamba Lamine, ancienne ministre de la Communication, par ailleurs avocate du Député de Fresco, qui n'a pas manqué de tirer à boulets rouges sur la justice ivoirienne et sur le régime d'Alassane Ouattara.

« C’est un procès politique tout simplement, parce que Monsieur Alain Lobognon est un proche de Soro Guillaume. Parce qu’Alain Lobognon s’est prononcé contre la tentative de vouloir faire un troisième mandat du président de la République. Ce que nous réfutons absolument, parce que la Constitution de la République de Côte d’Ivoire, cette Constitution ne lui donne pas le droit de faire un troisième mandat. Pour nous, les choses sont claires et le débat est clos », a-t-elle déclaré très amère.

Poursuivant, elle ajoute : « La Constitution est très claire, elle est fermée et je rappelle que le président de la République, au moment de l’adoption de cette Constitution a dit " mais je ne suis concerné par la Constitution, donc vous pouvez la voter, ça me concerne pas". Donc il ne peut pas, par derrière venir nous dire "non je peux fouler mes principes aux pieds, et si la situation politique le requiert, je vais me présenter pour un troisième mandat." Non, la situation politique, même si elle était extraordinaire, ne peut pas vous autoriser à faire un troisième mandat parce que nous avons une Constitution. »

L'ancienne porte-parole des Forces nouvelles (FN, ex-rébellion) clos ses propos par des menaces à peines voilées : « Si on veut que ce pays aille n'importe où je crois que la décision revient au président de la République car ce magistrat était aux ordres nous l'avons tous compris. »

Elle promet en outre d'interjeter appel à la décision de condamnation de l'Honorable Lobognon.