Côte d'Ivoire : Alain Lobognon "1er prisonnier politique de la 3e République"

Alain Lobognon, premier prisonnier politique de la troisième République
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 07 février 2019 à 09:05 | mis à jour le 07 février 2019 à 09:11

Depuis sa cellule de la MACA, Alain Lobognon s'est à nouveau attaqué au régime d'Alassane Ouattara. Le Député de Fresco se considère comme un prisonnier politique tant les circonstances de son arrestation et de sa condamnation foulent aux pieds son immunité parlementaire.

Alain Lobognon vent debout contre le régime

Alain Lobognon purge 12 mois d'emprisonnement et 300 000 FCFA d'amende pour "divulgation de fausse nouvelle" à propos des poursuites judiciaires engagées contre le Député-Maire du Plateau Ehouo Jacques Gabriel. En dépit des protestations de l'Assemblée nationale ivoirienne, avec à la tête Guillaume Soro, le procureur a fait fi de l'immunité parlementaire du député et a maintenu les poursuites contre lui.

L'ancien ministre ivoirien des Sports, qui dit être allé en prison pour un simple tweet dont l'effet allégué relève d'une certaine retroactivité ("un tweet que j'aurais écrit le 8 janvier 2019 à 21h29 qui aurait provoqué des violences à Abidjan le samedi 5, le dimanche 6 et Le lundi 7 janvier 2019"), estime donc qu'il est "le premier prisonnier de la troisième République.

Le Parlementaire prisonnier a une fois de plus exprimé son indignation sur les réseaux sociaux. Ses propos ont été relayés par Félicien Sékongo, un autre proche du Chef du Parlement.

Larges extraits de la déclaration d'Alain Lobognon

Chronique d'un prisonnier politique

"... Je suis arbitrairement emprisonné, non pour un délit que j'aurais commis, mais pour mes opinions, pour ma liberté d'expression, pour mes nouveaux choix politiques, diamétralement contraires à ceux de mes anciens camarades du défunt Rassemblement des Républicains (RDR)...

... Je suis aujourd'hui, le premier prisonnier politique de la Troisième République... Prisonnier politique, je suis donc, depuis le 15 janvier 2019, quand le procureur Adou Richard a été instruit pour me faire arrêter en violation flagrante de mon immunité parlementaire. Mon crime ? Un tweet que j'aurais écrit le 8 janvier 2019 à 21h29 qui aurait provoqué des violences à Abidjan le samedi 5, le dimanche 6 et Le lundi 7 janvier 2019. De mémoire de citoyens en possession de toutes mes facultés physiques et psychiques, jamais, je n'ai été témoin de telles accusations farfelues...

... Je ne suis point étonné. Puisque c'était prévisible car annoncé par le Curé de la Paroisse de lmmaculée Conception de Fresco qui me fit la confidence de ma future arrestation pour mon opposition à un troisième mandat du Président de la République, à la tête de l'Etat. C'était en début du mois d'octobre 2018. Pourquoi devrais-je accepter après avoir milité pour la limitation des mandats présidentiels en Côte d'Ivoire, à deux, de m'engager pour une violation des dispositions pertinentes de la Constitution du 8 novembre 2016 ?...

... Ce 6 février 2019, mes geôliers devraient se savoir embarrassés parce qu'ils tiennent en otage un citoyen libre qui les empêcherait de réaliser le casse constitutionnel du siècle en Côte d'Ivoire... Ma détention arbitraire qui viole les lois de la République est une grossière erreur de gouvernance. Mes geôliers le savent.

... 2020 s'écrira avec de nouveaux acteurs, candidats et électeurs. C'est ma position... La Côte d'Ivoire ira à l'élection présidentielle de 2020 dont s'écrit actuellement l'histoire, avec des acteurs qui entendent s'affirmer pour prouver au monde entier, que notre rêve de voir la Nation réellement réconciliée, n'était pas prêcher dans le vide...

Un gouvernement, prédateur des droits et libertés des citoyens, démissionne. Il ne s'accroche pas au pouvoir par des menaces et des emprisonnements de ses opposants..."



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