Côte d'Ivoire : La réponse d' Alain Lobognon à Adou Richard !

Alain Lobognon va répondre à Adou Richard

Alain Lobognon, activement recherché par la police ivoirienne, a répondu sur Twitter à Adou Richard, le Procureur de la République qui a lancé contre lui un mandat d'arrêt. Le bras-droit de Guillaume Soro est accusé « d'incitation à la haine ».

Alain Lobognon n'a pas peur du mandat d'arrêt d' Adou Richard

L'ancien ministre des sports de Côte d'Ivoire, M. Alain Lobognon va faire face à la justice. Le Procureur de la République M. Adou Richard a annoncé sa recherche par les forces de l'ordre. Evoquant le sujet sur son compte Twitter, le parlementaire ivoirien a expliqué qu'il avait prevenu du fait que tous les contestataires ivoiriens étaient des prisonniers en sursi, une affirmation sur laquelle le Procureur lui donne raison, selon lui.

Alain Lobognon s'y attendait au mandat d'arrêt d' Adou Richard

"J’ai suivi M. Adou, procureur de la République qui dit avoir lancé « un avis de recherche contre moi pour diffusion de fausse nouvelle » et « incitation à la haine ». Je ne me déroberai point à une quelconque procédure. C’est pourquoi, je me présenterai moi-même devant la Brigade de Gendarmerie pour prouver que je ne suis nullement responsable des faits qui me sont reprochés", a-t-il affirmé.

Poursuivant, l'ancien ministre a rajouté : "Il s’agit de faire respecter la Constitution de Côte d’Ivoire. Je l’avais déjà dit. Nous sommes tous des prisonniers en sursis. Le procureur de la République vient de me donner raison. J’irai sans contraintes. Les Ivoiriens doivent savoir que la défense de libertés citoyennes est un combat continu que j’ai débuté en 1994. Je n’ai pas peur. Que Dieu protège la Côte d’Ivoire. Alain Lobognon, Député de la Nation, Vice-président du MVCI."

Après Soul to Soul, Alain Lobognon pourrait être le deuxieme proche du Président de l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire, M. Guillaume Soro, à aller en prison. Il faut noter que le PAN est en froid avec le régime ivoirien dont il avait aidé à l'installation en 2011 après une crise post-électorale qui les opposait à Laurent Gbagbo, l'ancien Président ivoirien.