La recette d'Akinwumi Adesina (BAD) pour le développement de l'Afrique

Les actions de développement d' Akinwumi Adesina

Akinwumi Adesina a donné le traditionnel déjeuner annuel de la BAD aux ambassadeurs, ce 6 février 2019. Le président de la BAD a saisi la tribune qui lui était offerte pour évoquer les voies et moyens pour aboutir au développement de l'Afrique.

Les actions de développement d' Akinwumi Adesina

Comment parvenir à sortir l'Afrique de ses difficultés économiques et à la placer sur la voie d'un véritable développement ? Telle est la problématique qui préoccupe au plus haut point certains acteurs africains. Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), a pour sa part pris son bâton de pèlerin pour impulser l'émergence du continent.

Il a, à cet effet, financé par le biais de l'institution bancaire qu'il dirige, plusieurs infrastructures économiques à travers l'Afrique. Il s'agit notamment de la préparation de l’études de faisabilité du corridor Lagos-Abidjan à hauteur de 16 millions de dollars, 1 000 kilomètres de route entre Addis-Abeba et Mombasa, la construction du pont entre le Sénégal et la Gambie et bien d'autres projets.

Mais le successeur du Rwandais Donald Kaberuka n'entend pas se limiter en si bon chemin. « C’est pourquoi la Banque africaine de développement, en coordination avec ses partenaires, a lancé l’Africa Investment Forum dont la première édition a eu lieu en novembre dernier en Afrique du Sud, à Johannesburg », a-t-il déclaré.

Mais pour le Nigérian, le développement de l'Afrique ne se fera pas grâce à l’aide mais plutôt par les investissements.

« Dernier point crucial pour le développement de l’Afrique, nous devons transformer radicalement notre agriculture », a-t-il lancé, avant d'indiquer que « les High 5 de la Banque, nos cinq grandes priorités, sont en train de produire des effets significatifs partout sur le continent ».

« Nous devons parvenir à l’accès universel à l’électricité. Nous devons aider l’Afrique à devenir autosuffisante sur le plan alimentaire. Nous devons parvenir à l’intégration complète du continent. Nous devons industrialiser l’Afrique et améliorer la qualité de vie de ses populations », a-t-il conclu.