Burkina Faso : Procès du putsch manqué, prison à vie pour Diendéré ?

Au Burkina Faso, Diendéré et Bassolé risquent gros
Par K. Richard Kouassi
Publié le 17 juin 2019 à 18:47 | mis à jour le 17 juin 2019 à 18:47

Au Burkina Faso, ce lundi 17 juin 2019, dans le procès du putsch manqué, le procureur du tribunal militaire a requis la prison à vie pour Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé.

Au Burkina Faso, Diendéré et Bassolé risquent gros

Principaux accusés du procès du putsch manqué de 2015 au Burkina Faso, Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé auareint raison de s'inquiéter pour leur sort. En effet, le procureur du tribunal militaire de Ouagadougou a requis la prison à vie pour les deux hommes, ce lundi 17 juin 2019. Les charges retenues contre eux sont "trahison" et "meurtres", mais également "attentat à la sûreté de l' Etat".

L'audience de mise en accusation s'est ouverte en octobre 2017 au Burkina Faso. Les généraux Djibril Bassolé et Gilbert Diendéré, respectivement ancien chef de la diplomatie et ex-bras droit du président déchu Blaise Compaoré, font figure de principaux accusés.

Moins d'un an après la chute de Blaise Compaoré, notamment le 16 septembre 2015, des soldats issus des rangs du RSP (Régiment de sécurité présidentielle), créé en 1995 par l'ex-chef d'Etat, tentent de renverser le gouvernement de transition conduit par Michel Kafando. Ce jour-là, des militaires du RSP font irruption au palais de Kossyam, la résidence officielle du président du Burkina Faso, à Ouagadougou, où se tient un Conseil des ministres. Les assaillants prennent en otage le président Michel Kafando, le Premier ministre Isaac Zida, le ministre de la Fonction publique, Augustin Loada et le ministre de l' Urbanisme, René Bagoro.

Après une période de confusion et de tentative de prise de pouvoir par la force, le Burkina Faso renoue avec la normalité le 23 septembre 2015, avec le retour de Michel Kafando à la tête du pays. Le 1er octobre, le général Gilbert Diendéré est arrêté. Il reconnaît que "le plus gros tort avait été de faire ce putsch" et se dit prêt à répondre de son acte devant la justice burkinabè. Le 6 octobre 2015, lui et Djibril Bassolé, mis aux arrêts le 29 septembre 2015, sont inculpés de onze chefs d'accusation par les autorités du Burkina Faso.

<



Les commentaires
Prochainement disponible...
Articles les plus lus