Cameroun : Mutinerie dans une prison, des opposants enlevés

On a frôlé le pire au Cameroun

Au Cameroun, une mutinerie a éclaté à la prison centrale  de Yaoundé
Par K. Richard Kouassi
Publié le 24 juillet 2019 à 17:23 | mis à jour le 24 juillet 2019 à 17:36

Au Cameroun, une mutinerie a éclaté dans la prison centrale de Yaoundé, dans la soirée du lundi 22 juillet 2019. Les pensionnaires de cet établissement pénitentiaire ont engagé un mouvement d'humeur pour réclamer de meilleures conditions de détention.

Cameroun, des opposants politiques enlevés dans une prison

La prison centrale de Yaoundé, au Cameroun, a connu une ambiance particulière dans la nuit de lundi 22 au mardi 23 juillet 2019. En effet, les prisonniers ont lancé une mutinerie visant à revendiquer de meilleures conditions de détention.

"Il y a eu des tirs toute la nuit. C’était comme un feu d’artifice. Les tirs ont cessé à un moment", soutient l' AFP, qui cite un riverain. L' Agence France presse signale également que le mardi matin, la prison centrale de Yaoundé avait retrouvé son calme habituel, mais l'on notait des blessés. La radio nationale a fait savoir qu'aucune perte en vie humaine n'a été signalée.

Selon Le Monde, les coups de feu émanant des forces de sécurité camerounaises avaient pour objectif de ne laisser échapper aucun prisonnier. Cependant, il a été signalé que des opposants politiques au régime de Paul Biya, incarcérés dans la prison centrale de Yaoundé, ont été enlevés.

"Ils ont enlevé Mamadou Mota, premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (opposition) et certains anglophones, dont Mancho Bibixy, pour un lieu inconnu. Nous ne savons pas combien de personnes au total ont été sorties de la prison", a confié Me Christopher Ndong, secrétaire général du MRC à l' AFP.


Le collectif des avocats chargé de défendre les intérêts de militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), des militants de cette formation politique "ont été brutalement enlevés de cette prison pour des destinations inconnues". Des informations fournies par des avocats de ces opposants mentionnent que les détenus se trouveraient au secrétariat d' État à la Défense.