Côte d’Ivoire: Un officier de police arrêté, ce qui lui est reproché

Un adjudant de police arrêté puis écroué à la MAMA
Par David Yala
Publié le 06 août 2019 à 15:30 | mis à jour le 06 août 2019 à 15:30

L’assainissement du milieu de la police et des forces armées de Côte d’Ivoire, entamé par le commissaire du gouvernement, Ange Bernard Kessi, se poursuit.

Un adjudant de police arrêté puis écroué à la MAMA

Un élément de la police nationale qui escroque un citoyen dont il est censé assurer la sécurité. C’est le triste réalité à laquelle le Tribunal militaire d’Abidjan (TMA) veut y mettre un terme. L'Adjudant police K.A s'est rendu coupable d'escroquerie au concours d’entrée à l’Ecole nationale de Police (ENP), portant sur la somme de 1.300.000FCFA au préjudice de M. Kouadio C. et de dame BAH G.M. De quoi s’agit-il? 
Les faits se déroulent, selon le TMA, en 2018 où, par l'intermédiaire de leurs connaissances, les victimes ont été mises en contact avec K.A.

Auparavant, ce dernier leur avait faire croire qu’il pouvait les aider à faire entrer leurs progénitures au concours d'entrée à l’Ecole nationale de police moyennant la somme de 1.300.000FCFA. C’est ainsi que M. Kouadio C. et de dame BAH G.M. lui remettent cette somme afin d'accroître les chances de leurs enfants candidats. Ils constatent plus tard avec surprise l'échec de leurs enfants et exigent le remboursement de l’argent versé. Mais le remboursement du montant alloué pour le ‘’visa d'entrée’’ à l'ENP piétine.

Malgré les voies de recours, utilisées, l'Adjudant de police K.A reste inflexible. Les victimes sont déboussolées, et sur conseils de certains de leurs proches, elles saisissent le commissaire du gouvernement. K.A est alors interpellé et conduit devant le chef du parquet militaire le vendredi 02 Août 2019. Il n'a ménagé aucun effort pour reconnaître les faits. Séance tenante, chacune des victimes a été remboursée intégralement sur ordre du commissaire du gouvernement, Ange Kessi.


 L'escroquerie étant prévue et punie par le Code Pénal, le Contre-amiral a ordonné sa mise aux arrêts et son incarcération à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (MAMA) dans l'attente de son jugement. « Nous remercions le Commissaire du gouvernement qui a donné une suite rapide à notre requête. Que Dieu le fortifie dans sa lutte contre l'impunité », s’est exprimée dame BAH G.



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