Conseil régional du Gbêkê: Jacques Mangoua remplacé par une femme

Mme Kouamé N'guessan Marie-Ange remplace Jacques Mangoua à la tête du Conseil régional
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 21 novembre 2019 à 18:24 | mis à jour le 21 novembre 2019 à 18:24

Mme Kouamé N'guessan Marie-Ange, Epse N'dia, assurera l'intérim de Jacques Mangoua à la tête du Conseil régional du Gbêkê, à compter de ce jeudi 21 novembre 2019. Le vice-président du PDCI-RDA purge une peine de 5 années d'emprisonnement ferme à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA).

Gbêkê: Mme Kouamé N'guessan Marie-Ange remplace Jacques Mangoua à la tête du Conseil régional

La nouvelle est tombée ce jeudi 21 novembre 2019. La députée PDCI-RDA de Sakassou, l'honorable Kouamé Marie-Ange N'Dia, assurera l'intérim de Jacques Mangoua à la présidence du Conseil régional du Gbêkê, conformément au décret ministériel datant du jeudi 18 novembre dernier.

C'est au bureau du préfet de région qu'a eu lieu ce jour la cérémonie désignant officiellement cette inconditionnelle du parti septuagénaire comme intérimaire du président Jacques Mangoua qui, lui, purge une peine de 5 années d'emprisonnement ferme pour détention illégale de munitions d'armes de guerre.

Cadre du parti démocratique de Côte d'Ivoire, Mme Marie-Ange N'dia est une des principales artisanes de la victoire de Jacques Mangoua et du PDCI-RDA face au candidat du RHDP, Jean-Claude Kouassi lors des élections locales d'octobre 2018. À en croire certaines indiscrétions, le parti présidentiel aurait eu du mal à digérer la cuisante défaite infligée à son représentant dans le Gbêkê.

C'est à juste titre que le RHDP s'est décidé à faire payer au président élu du Conseil régional du Gbêkê "cet affront" et son refus d'adhérer au parti du président Alassane Ouattara à l'instar de plusieurs autres haut-dignitaires du vieux parti.


Jacques Mangoua a été jugé puis condamné le jeudi 3 octobre 2019 devant le tribunal de première instance de Bouaké à 5 ans de prison ferme, 5 ans de privation de ses droits civiques et à 5 millions de FCFA d'amende. De violentes manifestations de populations avaient éclaté à Bouaké et dans les villes environnantes pour protester contre ce procès jugé " politique", faisant 1 mort et de nombreux blessés.