CNI: Guikahué fait de graves révélations et accuse le régime Ouattara

Identification : Guikahué lâche une bombe contre Ouattara et le pouvoir RHDP
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 28 février 2020 à 17:04 | mis à jour le 28 février 2020 à 17:04

Le secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI-RDA), Pr Maurice Kakou Guikahué, a animé ce vendredi 28 février 2020, une conférence de presse au siège du parti sis à Cocody.

"La Banque mondiale a décaissé 30 milliards de francs pour l'identification des Ivoiriens" (Guikahué)

C’est une sortie qui fera réagir à coup sûr le camp Ouattara et le gouvernement ivoirien. Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi, Maurice Kakou Guikahué a fait une importante révélation sur le financement de l’établissement des cartes nationales d’identité (CNI). À l'en croire, la banque mondiale aurait financé à hauteur de 30 milliards FCFA le processus d'identification en cours en Côte d'Ivoire.

«La Banque mondiale a donné 30 milliards pour que les Ivoiriens aient la Carte nationale d'identité gratuite, mais le gouvernement de Côte d'Ivoire n'est pas honnête avec le peuple en la faisant payante. Le 18 octobre 2019, la Banque mondiale a donné l'argent », a-t-il révélé.

Le secrétaire exécutif du PDCI-RDA soutient que l’argent décaissé par cette institution financière internationale suffit largement pour garantir aux Ivoiriens la gratuité de l’établissement de leurs pièces d’identité. "La Banque mondiale a décaissé 30 milliards de francs pour l'identification des Ivoiriens qui ne coûte en réalité que 25 milliards. Voilà qui est clair ! », a -t-il insisté.


Le coût de l’établissement de la CNI est fixé à 5 000 FCFA. L’opération à l’échelle nationale a été lancée depuis le 17 février 2020 et vise à terme l’enrôlement d’environ 11 millions d’Ivoiriens. Un objectif qui s’annonce déjà difficile à atteindre, tant le calvaire des requérants est visible sur le terrain. On peut citer entre autres, l’insuffisance des centres d’enrôlement, le début tardif de l’opération, l’exclusion du monde rural qui représente environ 50 % de la population ivoirienne, l’insuffisance des kits d’enrôlement, etc.