Report de la présidentielle, transition: Ouattara tranche depuis Bouaké

Par Jean Kelly Kouassi | Publié le 16 octobre 2020 à 19:43 | mis à jour le 16 octobre 2020 à 19:54

Candidat à sa propre succession, le président Alassane Ouattara a apporté une cinglante réponse aux exigences de l’opposition ivoirienne, réclamant un report du scrutin présidentiel du 31 octobre 2020.

Ouattara répond à l'opposition: "Il n'y aura pas de report d'élection ni de transition"

Alassane Ouattara est intraitable face aux exigences de l’opposition politique qui réclame le report de l'élection du 31 octobre 2020. Depuis Bouaké où il a procédé à l’ouverture de sa campagne électorale, le candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a balayé du revers de la main, toutes les revendications de l’opposition conduite par Henri Konan Bédié (PDCI-RDA) et Pascal Affi N’guessan (FPI).

« Il n’ y aura pas de report d’élection; il n’y aura pas de transition. L’élection présidentielle aura bel et bien lieu le 31 octobre », a déclaré le président ivoirien. "Que les uns et les autres arrêtent de se faire des illusions", a-t-il indiqué. Une réponse qui apparait comme un cinglant désaveu pour l’opposition ivoirienne, favorable à un report de la présidentielle au motif que les conditions garantissant la tenue d’un scrutin apaisé, crédible et transparent, ne seraient pas encore réunies.

Henri Konan Bédié, Pascal Affi N’ Guessan ou encore l’ex-chef du Parlement ivoirien Guillaume Soro, sont en effet engagés dans un bras de fer avec le pouvoir d’Abidjan, depuis le 6 août dernier, date de l’annonce du président Ouattara de rempiler pour un troisième mandat présidentiel. En vue de faire barrage à ce qu’ils qualifient de « coup d’État électoral », les responsables politiques de l’opposion ont lancé un mot d’ordre de désobéissance civile, entré dans sa phase pratique depuis jeudi 15 octobre 2020.

«Alassane Ouattara nous contraints à entrer dans une autre phase, dans l’acte 2 de la désobéissance civile et nous y sommes contraints par l'aveuglement du régime», justifie Pascal Affi N'guessan qui invite les militants de l’opposition à empêcher le bon déroulement du processus électoral enclenché.