Botro assiégé par un commando lourdement armé, ce qui s'est passé

Botro assiégé par un commando lourdement armé, ce qui se passe
Par Mael Espoir
Publié le 31 octobre 2020 à 21:50 | mis à jour le 02 novembre 2020 à 10:02

Il n’y a pas eu vote sur l’ensemble du département de Botro, lors du scrutin présidentiel du 31 octobre 2020.

Ce qui s’est réellement passé à Botro

De sources politiques, sécuritaires et administratives (qui ont requis l’anonymat pour éviter des représailles), ce sont des jeunes, pour la majorité, inconnus à Botro et lourdement armés, qui se font passer pour des jeunes de la localité et, ont empêché les populations de Botro et de plusieurs villes et villages de glisser leurs bulletins dans l’urne.

« Ils étaient très nerveux, armés de pistolets automatiques et de kalachnikov, pour beaucoup d’entre eux », rapporte une source que nous avons eue au téléphone.

« Ils ont créé la psychose avec des tirs de sommation qui ont abouti à des affrontements entre eux et les agents de l’ordre, principalement les agents de la police. Les quidams ont fini par incendier un cargo de la police. Ils menaçaient même de réduire en cendre le commissariat de Botro », poursuit une autre source sécuritaire.

Presque toute la journée du 31 octobre, ces hommes armés ont fait planer la psychose et la terreur sur la ville de Botro et plusieurs villages du département. Pour faire revenir l’accalmie, les autorités politiques, administratives et sécuritaires ont eu plusieurs échanges avec ces jeunes gens armés et qui n’entendaient pas raison pour une quelconque ouverture des bureaux de vote.

Vu que les populations voulaient en découdre avec eux et face à des actes répréhensibles que ces badauds exerçaient sur les populations et les biens publics et privés, le détachement de police a usé de gaz lacrymogène pour dissuader ceux d’entre eux qui s’adonnaient au pillage. Ce qui a permis de faire régner l’accalmie.

Le renfort sécuritaire demandé par les autorités préfectorales et politiques, pour appuyer la police de Botro n’est arrivé qu’en fin de journée après l’heure de fermeture des bureaux de vote. Jacques Assahoré Konan, directeur départemental Rhdp de Botro, a demandé aux populations de garder le calme et la sérénité.


Car, même si elles n’ont pas voté pour le choix de son président le 31 octobre 2020, il est clair qu’un bain de sang a été évité. Avant cette folle journée du 31 octobre, les responsables Rhdp du département de Botro ont battu une campagne à l’Américaine.

Malheureusement, les populations étaient loin de s’imaginer qu’elles allaient subir le diktat des individus de mauvais acabit au point de ne pas accomplir leur droit civique.




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