Avant son investiture, le Président Ouattara s'envole pour la France

Le Président Ouattara s'envole pour la France
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 27 novembre 2020 à 16:13 | mis à jour le 27 novembre 2020 à 16:40

Réélu à l'issue de la présidentielle du 31 octobre dernier, le Président Ouattara sera investi le 14 décembre prochain. Mais avant cette échéance, le chef de l'État ivoirien s'est envolé pour la France, ce vendredi 27 novembre 2020, pour se donner quelques jours de repos.

Après sa réélection, le Président Ouattara s'offre un temps de repos en France

L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire a été émaillée de violences à travers plusieurs villes ivoiriennes. Le Président Ouattara a en effet été réélu avec un score de 94,27% des suffrages exprimés. Cette éclatante victoire du président ivoirien a par ailleurs été confirmée par le Conseil constitutionnel.

L'opposition ivoirienne conteste cependant le 3e mandat du chef de l'État au motif qu'il est anticonstitutionnel. Aussi, des manifestations ont-elles éclaté à travers le pays à la suite du mot d'ordre de désobéissance civile et de boycott actif lancé par Henri Konan Bédié et ses camarades opposants.

Le dialogue politique entamé entre Ouattara et Bédié, le 11 novembre dernier, n'a pour l'instant pas fait long feu. Et les tentatives du pouvoir de relancer ces discussions butent jusque-là sur des préalables du président du PDCI, également président du Conseil national de transition.

Toutefois, selon la Constitution ivoirienne, le président élu prête serment le deuxième lundi du mois de décembre. En l'espèce, c'est le lundi 14 décembre prochain, qu'Alassane Ouattara sera investi Président de la République. Mais avant cette date importantissime, ADO a quitté Abidjan, ce vendredi 27 novembre 2020, pour un séjour privé en France, apprend-on de sources proches de la Présidence de la République de Côte d'Ivoire. Son retour est prévu le 6 décembre.


Henri Konan Bédié, chef de file de l'opposition, s'active de son côté pour faire libérer ses compagnons emprisonnés lors des récentes manifestations. « Nous ne baissons pas les bras et nous exigeons toujours que toutes ces personnes soient rendues à la liberté, à la paix et à la tranquillité... Mais nous continuons », a lancé le Sphinx de Daoukro.






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