Congo - Présidentielle: Les évêques catholiques inquiets, s'interrogent

Denis Sassou N' Guesso, président du Congo -Brazzaville
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 02 février 2021 à 20:22 | mis à jour le 02 février 2021 à 20:22

Les évêques du Congo -Brazzaville ont émis de "sérieuses réserves", mardi 2 février 2021, quant à l’organisation et à la transparence du scrutin prévu dans le pays le 21 mars prochain, apprend-on de VOA-Afrique.

Présidentielle au Congo - Brazzaville: Les évêques catholiques émettent des réserves

"Certes, les élections sont prévues pour le 21 mars prochain, néanmoins nous émettons de sérieuses réserves qu'une élection présidentielle apaisée, participative, transparente, libre et crédible, puisse être organisée dans les conditions actuelles", indique la Conférence épiscopale du Congo dans une déclaration lue devant la presse par son porte-parole, Mgr Victor Abagna Mossa.

"Comment, en effet, pourra-t-on tenir l'ensemble des mesures barrières et rassemblements de masses qu'exige une campagne électorale libre? La loi électorale exige que le dépouillement des urnes, soit public. Comment entend-on répondre à cette exigence de transparence, avec notamment un couvre-feu à 20 h", s'interrogent les évêques catholiques au regard de la situation sanitaire due à la crise de la Covid-19.

Plusieurs villes du pays, notamment Pointe Noire et Brazzaville, les deux principales agglomérations du pays, sont en effet sous couvre-feu depuis mars 2020. Selon les évêques catholiques, les congolais ont de moins en moins foi au système électoral actuel, avec un fichier non maitrisé, comportant entre autres des personnes décédées, et des institutions chargées des élections dont l'indépendance est encore à démontrer.

« Comment va-t-on extraire les agents de la force publique du fichier électoral pour les inscrire dans une liste spéciale, afin qu'ils votent avant les autres Congolais? ", se demande encore la conférence épiscopale.


Les candidats à la présidentielle ont jusqu'au 7 février prochain pour déposer leurs dossiers de candidature. Le président sortant Denis Sassou N’guesso, faut-il le rappeler, est candidat à sa propre succession après 36 ans passés à la tête de cet État de l’ Afrique centrale.






Articles les plus lus