Cameroun : Mamadou Mota, numéro 2 du MRC, est désormais libre

Cameroun : Mamadou Mota, numéro 2 du MRC, est désormais libre
Par K. Richard Kouassi
Publié le 05 février 2021 à 14:50 | mis à jour le 05 février 2021 à 15:32

Mamadou Mota est libre. Le premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) respire de nouveau l'air de la liberté. Il est sorti de la prison centrale de Yaoundé dans la nuit du vendredi 5 février 2021.

Mamadou Mota, libre : ses avocats parlent

C'est dans la nuit du vendredi 5 février 2021 que Mamadou Mota, premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), a été libéré après vingt mois de détention. Maitre Hippolyte Meli, avocat du numéro deux du MRC, s'est confié à nos confrères de Cameroon Info en ces termes : "C’est un soulagement pour le collectif, Mamadou Mota vient de sortir des geôles après y avoir passé un séjour de presque 20 mois. Il a traversé des étapes très dures. Après la traversée, de ce qu’ils ont eux-mêmes qualifié de la haie d’horreur de la torture, torture à la fois policière, administrative et judiciaire, il se trouve en fin libre. Le vice-président Mamadou Mota n’a pas eu droit à un procès équitable. Déjà, il n’avait aucun fait contre lui. La procédure contre lui était cavalière, cette procédure n’a respecté aucune forme juridique."

Pour sa part, Maurice Kamto, premier responsable du MRC, n'a pas caché sa joie de retrouver son proche collaborateur. "C’est une joie que nous ne pouvons pas dissimuler. Même si cette joie nous laisse un arrière-goût d’amertume parce qu’il sort de prison, en laissant derrière lui, de nombreux autres camarades et amis politiques du Mouvement pour la renaissance du Cameroun. Mais, il est là, et je pense que nous avons lieu de nous en réjouir", a-t-il dit.


Mamadou Mota avait été condamné à deux ans de prison ferme le 9 septembre 2019. La justice camerounaise lui reprochait d'être impliqué dans la mutinerie survenue le 22 juillet 2019 à la prison centrale de Yaoundé. Il était déjà détenu dans cet établissement pénitentiaire depuis juin.






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