France: Alexandre Benalla renvoyé devant le tribunal correctionnel

Alexandre Benalla et Vincent Crase contestent
Par Eugène SAHI
Publié le 09 février 2021 à 19:35 | mis à jour le 09 février 2021 à 19:35

Rebondissement dans l’affaire Alexandre Benalla; le parquet de Paris a requis ce mardi le renvoi de M. Benalla devant le tribunal correctionnel, notamment pour "violences en réunion" sur des manifestants le 1er mai 2018.

Alexandre Benalla et Vincent Crase contestent

Le parquet demande également le maintien du contrôle judiciaire pour Alexandre Benalla, un dossier qui a empoisonné la première partie de la présidence d’Emmanuel Macron.

Alexandre Benalla, l'ex-collaborateur de l'Élysée, frappant un manifestant le 1er mai près de la place de la Contrescarpe à Paris, avait suscité une vive polémique durant l'été 2018.

L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron est également soupçonné d’avoir interpellé violemment des manifestants au Jardin des plantes à Paris, quelques heures avant les incidents qui se sont déroulés place de la Contrescarpe.

Dans le volet du 1er-Mai, point de départ du scandale Benalla révélé par Le Monde, cinq personnes avaient été mises en examen dans cette enquête ouverte le 19 juillet 2018 pour des faits de violences. Rapidement élargie à des faits de détournements d’images de vidéo-surveillance, elle avait été confiée à des juges d’instruction trois jours plus tard.

Le parquet demande également un procès pour ces mêmes infractions pour son acolyte Vincent Crase, ex-salarié de la République en marche. Les deux sont accusés d’avoir molesté des manifestants place de la Contrescarpe à Paris ainsi qu’au Jardin des plantes en marge du défilé du 1er-Mai.

Alexandre Benalla et Vincent Crase contestent les violences, estimant avoir aidé les forces de l’ordre à interpeller des manifestants qui leur jetaient des projectiles.

Deux anciens hauts gradés de la Préfecture de police de Paris, impliqués dans la remise des images des incidents de la place de la Contrescarpe à Alexandre Benalla, font également l’objet de réquisitions de renvoi, notamment pour « violation du secret professionnel », rapporte, Ouest-france.fr.


Il s’agit de Laurent Simonin, alors chef d’état-major adjoint de la puissante Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la Préfecture de police, et de Maxence Creusat, commissaire de police de cette même DOPC.

Le parquet de Paris demande en revanche un non-lieu pour un troisième fonctionnaire de police, ajoute le media.






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