Africa CEO Forum 2026 : le business ivoirien changé par les annonces
Cap sur Kigali, où la 13ᵉ édition de l’Africa CEO Forum 2026 vient de réunir 2 500 décideurs économiques africains. La Côte d’Ivoire y est arrivée avec un dossier bien ficelé et plusieurs annonces de poids, portées par une délégation conduite par le Premier ministre Robert Beugré Mambé. Derrière les poignées de main et les sessions à huis clos, c’est tout un pan du business ivoirien des cinq prochaines années qui s’est dessiné.
Africa CEO Forum 2026, comment la Côte d’Ivoire a poussé ses dossiers
Le chef du gouvernement représentait personnellement Alassane Ouattara à ce rendez-vous tenu les 14 et 15 mai. Son objectif tenait en une phrase : convaincre les patrons africains et internationaux que la Côte d’Ivoire reste, en 2026, la place forte de l’investissement en Afrique de l’Ouest. Pour cela, il s’est appuyé sur des chiffres frappants. Entre 2021 et 2025, près de 59 000 milliards FCFA ont déjà été mobilisés au titre du précédent Plan national de développement.
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Le nouveau cycle, le PND 2026-2030, vise carrément 114 838,5 milliards FCFA. Soit presque le double. Mieux : plus de 70 % de cette enveloppe doit venir du secteur privé. Autant dire que la porte est grande ouverte aux investisseurs prêts à mettre la main au portefeuille.
Pour donner du corps à cette ambition, le Premier ministre a animé une session spéciale baptisée « Invest in Côte d’Ivoire », taillée pour vendre les opportunités d’affaires du pays. Le rendez-vous a permis de poser sur la table les secteurs porteurs : infrastructures, énergie, agro-industrie, services financiers.
Beugré Mambé a également pris part à un panel consacré au rôle des États dans l’émergence de champions continentaux et à une table ronde sur les infrastructures résiliantes. Trois prises de parole, trois messages calibrés pour rassurer les fonds d’investissement et les groupes panafricains qui hésitaient encore à franchir le pas.
Djibril Ouattara a joué une grande partition à Kigali
L’autre temps fort ivoirien à Kigali, c’est l’annonce signée Djibril Ouattara. Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique a profité d’un panel pour dévoiler la vision d’une intelligence artificielle souveraine ivoirienne. Concrètement, il s’agit de construire localement des solutions d’IA pensées pour les réalités du pays, plutôt que de subir des modèles importés.
Le projet repose sur deux jambes : la digitalisation accélérée de l’économie nationale d’un côté, le développement d’une IA souveraine de l’autre. La cible chiffrée parle d’elle-même. Aujourd’hui, le numérique pèse 6 % du PIB ivoirien. Le gouvernement veut le hisser à 15 % d’ici 2030. Un saut considérable qui suppose d’attirer des opérateurs télécoms, des data centers, des éditeurs de logiciels et toute la filière des services numériques.
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La composition de la délégation en dit aussi long sur la stratégie. Aux côtés du Premier ministre, on retrouvait Souleymane Diarrassouba au Plan et au Développement, Ibrahim Kalil Konaté au Commerce, à l’Industrie et à l’Artisanat, en plus de Djibril Ouattara. Les trois hommes-clés des leviers économiques. Pour l’opérationnel, le déplacement incluait Solange Amichia, patronne du Centre de promotion des investissements (CEPICI), Kinapara Coulibaly à la tête du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD), et Moussa Kouyaté, qui pilote le Comité national des partenariats public-privé. En clair : tous ceux qui signent, accompagnent et déverrouillent les dossiers d’investissement étaient à Kigali.
Annonces Africa CEO Forum Côte d’Ivoire, place aux actes
Reste maintenant à transformer ces annonces en contrats. Africa CEO Forum 2026 aura permis aux Ivoiriens d’occuper la scène, mais le vrai test se jouera dans les semaines et mois à venir, lorsque les lettres d’intention se transformeront, ou pas, en accords signés.
Plusieurs sources proches du dossier évoquent déjà des rendez-vous de suivi prévus à Abidjan dans les prochains mois. Les patrons ivoiriens locaux, eux, surveillent de près l’évolution du cadre fiscal et réglementaire que devrait préciser le gouvernement pour aligner les promesses faites à Kigali sur la réalité du terrain.
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Le message envoyé depuis le Rwanda est en tout cas limpide : la Côte d’Ivoire entend rester le hub économique francophone du continent, et elle compte bien faire du PND 2026-2030 le moteur de cette ambition. Aux investisseurs, désormais, de répondre à l’appel.
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Gary SLMGary SOGNON : Responsable de Communication, je suis également journaliste-rédacteur web sur Afrique Sur 7. J’excelle dans la création de contenus captivants optimisés pour le référencement. Mon expertise polyvalente dans divers secteurs me permet de produire régulièrement des publications sur différents sujets de culture, politique, économie et de sport. Suivez-moi sur cette page pour plus d’actualités.
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