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Afrique : la coopération fiscale augmente les recettes publiques

Régis BOCO
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Afrique : la сооpératiоn fisсale augmentе les rеcettes publiquеs
Afrique : la сооpératiоn fisсale augmentе les rеcettes publiquеs

Les administrations fiscales en Afrique améliorent progressivement leurs capacités de contrôle. Les résultats partagés à Cotonou ce jeudi 2 juillet 2026 lors de la 19ème réunion de l’Initiative Afrique pour la transparence fiscale révèlent que les échanges d’informations entre nations jouent un rôle de plus en plus important dans la collecte des recettes publiques.

Afrique : 273 milliards FCFA récupérés grâce à la coopération fiscale

D’après le rapport intitulé Transparence fiscale en Afrique 2026, vingt-cinq pays ont réussi à identifier, en 2025, environ 273 milliards FCFA de recettes fiscales supplémentaires. Ces sommes proviennent principalement de l’exploitation des données échangées avec d’autres administrations fiscales et des dispositifs de déclaration volontaire offerts aux contribuables. Cet événement, organisé au Bénin par le Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales de l’OCDE en partenariat avec le Forum sur l’administration fiscale africaine (ATAF), a permis d’évaluer les avancées en matière de coopération fiscale sur le continent.

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Des outils de contrôle de plus en plus utilisés

Un des principaux enseignements du rapport est l’augmentation des demandes d’informations entre administrations fiscales. En 2014, seulement six pays africains utilisaient ce mécanisme, tandis qu’ils étaient vingt-cinq en 2025. Certains États jouent aujourd’hui un rôle clé dans ce processus. La Tunisie, le Cameroun, le Kenya, l’Ouganda et le Maroc représentent ensemble près de 75 % des demandes envoyées à leurs partenaires étrangers. Les résultats cumulés témoignent de cette dynamique. Depuis 2009, les recettes fiscales générées grâce à ces échanges et aux programmes de régularisation volontaire s’élèvent à près de 4,6 milliards d’euros, soit plus de 3 000 milliards FCFA.

Les informations financières circulent davantage

La transmission automatique des données financières progresse également. Huit pays africains participaient déjà à ce dispositif en 2025, incluant le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud, le Ghana et le Rwanda. Les administrations impliquées ont ainsi reçu des informations sur près de trois millions de comptes financiers à l’étranger, représentant environ 259 milliards d’euros en avoirs. D’autres pays, tels que le Sénégal, le Maroc, la Tunisie et le Cameroun, se préparent également à rejoindre ce système.

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Une nouvelle étape avec les cryptoactifs

Les débats à Cotonou ont aussi abordé la question des actifs numériques. Plusieurs pays s’emploient actuellement à établir un cadre de déclaration pour les cryptoactifs. Les premiers échanges automatiques d’informations dans ce domaine devraient avoir lieu entre 2027 et 2028. Au-delà des montants identifiés, les résultats présentés lors de cette réunion illustrent le renforcement de la coopération fiscale entre les nations africaines. Les administrations fiscales recourent de plus en plus aux mécanismes d’échange d’informations pour améliorer leurs contrôles. Cette évolution se produit dans un contexte où de nombreux États cherchent à optimiser la mobilisation de leurs recettes publiques et à élargir leur assiette fiscale.

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