Algérie : que risquez-vous avec la cryptomonnaie ?
L’Algérie s’inscrit dans une nouvelle dynamique en ce qui concerne les cryptomonnaies. Récemment, le pays de l’Afrique du Nord a officiellement interdit l’utilisation de cette monnaie numérique. Une décision promulguée par une loi en bonne et due forme.
Algérie : que dit la loi sur les cryptomonnaies ?
La position de l’Algérie face à l’utilisation des cryptomonnaies est radicale et à la limite irréversible. Le gouvernement du pays de l’Afrique du Nord interdit, sous toutes ses formes, l’utilisation et l’usage de cette monnaie numérique. Elle a été rendue officielle à travers la révision de la loi contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. On parle avec précision de l’article 6 bis, intégré dans la loi n°25-10.
A lire aussi : DOT Miners arnaque un homme d’affaires à la cryptomonnaie
Au regard de cette loi, notamment à son article 6 bis, la détention, l’achat, l’usage, la vente et/ou la promotion des activités de cryptomonnaies sont considérés comme des délits de crimes passifs d’une sanction. Une personne coupable de l’un de ces désormais considérés délits est susceptible de 2 mois à 1 an de prison. Plus loin, elle paiera des amendes allant à 1 000 000 de dinars algériens (environ 7 400 USD).

En banissant les cryptomonnaies, l’Algérie ferme la porte à toute innovation financière basée sur le numérique. Le pays rejoint ainsi le cercle restreint des nations ayant opté pour la répression vis-à-vis de ces monnaies en ligne comme moyens d’investissement ou de paiement. Il s’agit, entre autres, de la Chine, de l’Égypte, et du Bangladesh.

Articles similaires
Tourisme africain : Côte d’Ivoire, Sénégal, Burkina Faso et Maroc, obstacles et potentiel économique
L’Afrique a accueilli 81 millions de touristes internationaux en 2025, soit 8 % de plus qu’en 2024 et la plus forte progression enregistrée sur la…
Réserves de change : pourquoi elles décident de la solidité des économies africaines
Le Nigeria dépasse 52,5 milliards de dollars de réserves de change quand la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Bénin n'en détiennent aucune en propre. Ce que cela change pour les économies africaines en 2026.
CEMAC : la BEAC inonde le marché monétaire pour soutenir les banques de la zone
La CEMAC subit une forte poussée sur les marchés monétaires régionaux. La Banque des États de l’Afrique centrale ouvre largement ses guichets de refinancement pour…