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Côte d’Ivoire : Corsair, médiateur entre traders et la Douane à l’aéroport d’Abidjan

Patrice Dama
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Côte d'Ivoire : Corsair, médiateur entre traders et la Douane à l'aéroport d'Abidjan
Côte d’Ivoire : Corsair, médiateur entre traders et la Douane à l’aéroport d’Abidjan

Dans la crise qui oppose les traders et la Douane à l’aéroport d’Abidjan (Côte d’Ivoire), la compagnie aérienne Corsair s’active pour un règlement apaisé. Elle cherche une sortie de crise à l’amiable qui arrange toutes les parties prenantes. Au cours d’une rencontre avec les représentants des traders qui ont exposé leurs difficultés liées aux contrôles douaniers à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny, (AERIA), la cheffe d’escale de Corsair à Abidjan a promis d’assurer la médiation. Corsair Côte d’Ivoire a assuré pouvoir faciliter un contact direct avec Mme Diaby, responsable de la direction des douanes concernée. Aucun calendrier ni rendez-vous formel n’a toutefois été annoncé.

Côte d’Ivoire : Corsair promet de régler les différends entre les douaniers et les traders à l’AERIA

Corsair va tenter de concilier les positions dans le bras de fer entre les douaniers et les traders à l’aéroport d’Abidjan en Côte d’Ivoire. La section escale à Abidjan de la compagnie a pris le devant des choses pour une résolution pacifique. Les pourparlers ont été lancés au cours d’une séance d’échanges tenue le jeudi 3 septembre 2026 entre des représentants des traders et Hélène Bergougnioux, cheffe d’escale de Corsair à Abidjan. Au cœur des échanges : les contrôles de la douane à l’aéroport d’Abidjan, la communication sur les réseaux sociaux, les soupçons de concurrence déloyale et les conditions commerciales proposées aux opérateurs.

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Il faut rappeler que l’activité des traders est basée sur l’achat de fret auprès des compagnies aériennes en recourant au système des bagages accompagnés de voyageurs. Une activité particulière, située à la frontière entre le transport commercial de marchandises et le régime applicable aux bagages des passagers.

La brouille avec les douaniers a été portée sur la place publique à travers un message diffusé sur Facebook et WhatsApp. Les auteurs de la publication ont dénoncé une situation jugée « intenable » à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan. Ils affirmaient que les bagages des professionnels comme ceux des particuliers étaient fréquemment saisis et parfois surtaxés « à plus de 300 % ». Ces accusations, non accompagnées de bordereau douanier, restent à vérifier. Elles révèlent néanmoins un malaise profond chez les opérateurs de fret aérien.

Le tarif de 8 500 francs CFA par kilo sème la confusion

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a particulièrement alimenté les tensions. Elle faisait état d’un tarif de 8 500 francs CFA par kilogramme, « douane comprise ». Pour les participants, cette formulation peut laisser croire qu’un opérateur privé fixe ou garantit un montant relevant de l’administration douanière. Les traders ont donc été invités à ne plus publier de tarifs douaniers sans vérification ou validation préalable.

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La réunion a recommandé une communication plus professionnelle, factuelle et concertée, d’autant plus que les traders ont été encouragés à donner de la visibilité à leurs difficultés dans les médias et sur les réseaux sociaux. L’objectif est de permettre à la compagnie Corsair de mieux mesurer l’ampleur de la situation, pour soutenir la recherche d’une solution. La ligne est de médiatiser certes, mais d’éviter d’accuser sans preuve, et d’alerter sans diffuser des montants susceptibles d’induire les voyageurs en erreur.

Des plaintes pour concurrence déloyale

Des plaintes pour soupçons de concurrence déloyale ont été attribuées à DHL et à deux autres acteurs dont les identités n’ont pas été précisées. La nature exacte des pratiques reprochées aux traders n’a pas été détaillée. De plus, aucun mécanisme d’examen des accusations, calendrier de médiation ou plan d’action n’a été arrêté pendant la réunion. Les participants ont seulement convenu de privilégier le dialogue afin d’éviter une escalade susceptible de fragiliser l’ensemble du secteur du fret aérien à Abidjan.

Corsair a reconnu le rôle économique essentiel des traders, présentés comme l’un des socles de son chiffre d’affaires en Côte d’Ivoire. La compagnie s’est engagée à prendre la situation au sérieux et à préserver sa relation commerciale avec ces opérateurs. Les traders ont aussi demandé une amélioration des avantages et des conditions commerciales qui leur sont accordés. Corsair affirme avoir pris note de leurs recommandations, sans annoncer de nouvelle offre ni fixer d’échéance.

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Des rencontres périodiques doivent désormais permettre de suivre les difficultés douanières, d’évaluer les conditions commerciales et d’anticiper les prochains blocages. Le traitement des plaintes pour concurrence déloyale, la mise en relation effective avec la direction des douanes et la révision des avantages consentis aux traders restent en attente. À l’aéroport d’Abidjan, le dialogue est sollicité. Pendant ce temps, le plan de sortie de crise, lui, voyage encore sans billet.

Rédigé par

Patrice Dama

Je suis Patrice Dama, journaliste et analyste politique passionné. À travers mes chroniques sur Afrique sur 7, je propose un regard critique et engagé sur l’actualité, afin d’éclairer les grands enjeux politiques et sociétaux du continent. Suivez-moi pour découvrir mes analyses et mes prises de position sur les débats qui façonnent notre époque.

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