Égypte : le FMI débloque une aide de 1,8 milliard de dollars
Le Conseil d’administration du FMI a validé ce jeudi 30 juillet 2026 un versement immédiat de 1,8 milliard de dollars pour soutenir le programme de réformes porté par l’administration du Caire. Cet arbitrage de poids fait grimper l’enveloppe globale distribuée au pays à près de 7,3 milliards de dollars depuis le lancement initial de ce double mécanisme d’assistance financière. Les technocrates en poste à Washington saluent la résistance surprenante du tissu macroéconomique national face à l’escalade des tensions militaires qui secouent le Moyen-Orient.
L’Égypte préserve ses équilibres de croissance malgré la crise du canal
L’activité commerciale de l’Égypte garde une trajectoire positive très nette, matérialisée par un produit intérieur brut en hausse de 5,2 % sur les neuf premiers mois de l’exercice budgétaire actuel. Ce souffle de l’appareil productif national repose sur la très bonne tenue des revenus du tourisme et la reprise progressive des transferts de fonds de la diaspora. Compenser la baisse transitoire des recettes douanières du canal de Suez devient possible grâce à ces entrées massives de capitaux.
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Sur le front des prix, la dépréciation de la monnaie et la révision des tarifs de l’énergie maintiennent l’inflation globale autour de 14,3 % en juin. Les réserves de change de la banque centrale restent solides et atteignent 119 % des indicateurs de sécurité fixés par les banques internationales.
Le Caire affiche une rigueur fiscale mais traîne sur les privatisations
La gestion budgétaire de l’État affiche des performances supérieures aux attentes initiales des inspecteurs financiers. La collecte des impôts progresse régulièrement et permet de dégager un excédent primaire attendu à 5 % du produit intérieur brut pour le prochain exercice. Les autorités maintiennent le cap sur la réduction des subventions non ciblées sur les carburants via le retour du mécanisme de tarification automatique.
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Le directeur général adjoint par intérim du fonds, Nigel Clarke, réclame toutefois une accélération franche des réformes de structure. Les efforts pour réduire l’empreinte publique et encourager l’investissement privé avancent plus lentement que prévu. La finalisation récente de la vente du parc éolien de Gabal El Zeit et les cessions de parts de sociétés cotées ont généré 520 millions de dollars. Ce montant reste insuffisant pour couvrir les besoins de refinancement bruts d’une dette publique qui demeure lourde.
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