Le Kenya fait face à une hausse de demande énergétique. Pour assurer une alimentation stable, le pays explore de nouvelles solutions. La coopération régionale apparaît comme une réponse stratégique à ces défis.
Le Kenya au cœur d’une coopération énergétique régionale
Le Kenya importe de plus en plus d’électricité d’Éthiopie. L’objectif est de limiter les délestages et répondre à la demande. Cette démarche s’appuie sur une ligne électrique reliant les deux pays, source d’énergie renouvelable et moins coûteuse.
Le pays est relié à l’Éthiopie par une ligne électrique de 1 045 km. Elle utilise la technologie HVDC et peut transporter jusqu’à 2 000 MW. Le projet a coûté 1,26 milliard de dollars, financé par plusieurs bailleurs et les deux États.
FMI : les pays africains les plus endettés
Sénégal : Ousmane Sonko rejette la restructuration de la dette
A lire aussi : Le Kenya en passe de détrôner l’Éthiopie
Pourquoi la Côte d’Ivoire est surnommée le « poumon économique de l’Afrique de l’Ouest »
Le Groupe DAYO ouvre sa filiale en Côte d’Ivoire
Grâce à cette ligne, le Kenya a importé 668 millions de kWh d’électricité d’Éthiopie en 2023, contre 12,61 millions en 2022. En 2024, les importations ont atteint 672 millions de kWh au premier semestre. Cela représente une hausse de 88 % par rapport à 2023.
Cette initiative permet au Kenya de diversifier ses sources d’énergie, de réduire sa dépendance aux fossiles et de stabiliser son réseau. Le pays vise 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. Cependant, L’Éthiopie fait face à une crise énergétique interne, avec près de la moitié de sa population n’ayant pas accès à une électricité fiable. Cette crise énergétique en Éthiopie pourrait forcer la seconde nation à renégocier son accord d’importation.
