Le Mali triomphe face à l’UEMOA

Le Mali remporte un bras de fer à la Cour de justice de l’UEMOA. Son adversaire dans ce dossier judiciaire n’est rien d’autre que l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) qui avait imposé des sanctions économiques en s’alignant sur la décision de la CEDEAO en 2022, à la suite du coup d’État. Dans l’arrêt rendu le mercredi 28 janvier 2026, la Cour de justice a débouté l’UEMOA.

Sanctions économiques imposées au Mali : la Cour de justice déboute l’UEMOA

La Cour de justice a conclu que les sanctions économiques imposées au Mali par l’UEMOA en 2022 sont illégales. La juridiction a donné raison aux autorités maliennes contre l’UEMOA qui s’était alignée automatiquement sur les directives données par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Pour la Cour, la mise en œuvre des sanctions prises par la CEDEAO par l’UEMOA ne repose sur aucune base légale. Elle a rappelé la « vocation monétaire et économique » de l’UEMOA.

Me Mamadou Ismaila analyse la décision de la Cour et rappelle que l’UEMOA et la CEDEAO constituent deux « ordres juridictionnels différents ». « Les décisions de la CEDEAO se fondent sur des objectifs de gouvernance démocratique. Ce n’est pas le cas de l’UEMOA, qui n’est pas une organisation politique. C’est ce que la Cour vient de rappeler », a-t-il confié à RFI.

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Les sanctions incriminées avaient déjà été levées. Le Mali remporte le bras de fer, mais ne pourra pas envisager une procédure de dédommagement. Toutefois, le verdict constitue un désaveu non seulement pour l’UEMOA, mais aussi pour la CEDEAO. L’arrêt conforte le Niger qui a également déposé une plainte devant la Cour de justice de l’UEMOA pour les mêmes motifs. L’affaire est encore pendante.

Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont quitté la CEDEAO à la suite des sanctions économiques imposées à la suite de la vague de coups d’État. Ces trois pays ont évoqué d’autres raisons dont « la dépendance de la CEDEAO vis-à-vis de puissances étrangères ». Depuis deux ans, ils ont créé l’Alliance des États du Sahel (AES) qui défend une position souverainiste.


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