ONU : Mouhamad Rassoul Dieng réclame confiance et certitude pour les investisseurs
À New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, l’homme d’affaires sénégalais Mouhamad Rassoul Dieng a interpellé les gouvernements africains sur les obstacles qui freinent encore l’investissement et le développement des entreprises sur le continent.
Comment attirer davantage d’investisseurs en Afrique ? Pour Mouhamad Rassoul Dieng, fondateur et directeur général de MIR Holdings, la réponse passe avant tout par un environnement économique plus stable, des règles claires et une meilleure circulation des marchandises entre les pays.
Le 23 septembre 2026, lors d’un forum organisé à New York en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies, l’entrepreneur sénégalais a insisté sur la nécessité de renforcer la confiance des acteurs économiques.
« Sans certitude ni confiance, les investisseurs ne viendront pas », a-t-il déclaré devant les participants.
Des difficultés bien réelles pour les entreprises africaines
Pour illustrer son propos, Mouhamad Rassoul Dieng s’est appuyé sur sa propre expérience. Sa société de logistique OnTrack est régulièrement confrontée à des délais de trois à cinq jours aux frontières, sans explication.
Des retards qui compliquent les échanges commerciaux et pénalisent les entreprises souhaitant développer leurs activités à l’échelle régionale.
Lire aussi : Intégration économique de la CEDEAO : défis et opportunités d’un projet en pleine recomposition
À la tête de MIR Holdings, un groupe dont les entreprises emploient environ 1 200 personnes au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, l’homme d’affaires connaît les difficultés rencontrées par les opérateurs économiques sur le terrain.
Il appelle notamment les États africains à rendre leurs procédures douanières plus cohérentes, à garantir une fiscalité prévisible et à assurer une application équitable des règles.
Faire de l’intégration africaine une réalité économique
Cette intervention s’inscrit dans un contexte où l’Afrique cherche à renforcer son attractivité économique. Selon le Rapport sur l’investissement dans le monde 2026 de la CNUCED, le continent a attiré près de 70 milliards de dollars d’investissements directs étrangers en 2025, soit le troisième montant annuel le plus élevé enregistré depuis 1990.
Un chiffre qui témoigne de l’intérêt des investisseurs pour le continent, mais qui rappelle également l’importance de créer un environnement favorable au développement des entreprises.
Lire aussi : ZLECAf : Afreximbank injecte 500 millions USD dans l’ATDC
Pour Mouhamad Rassoul Dieng, attirer davantage de capitaux suppose donc d’aller au-delà des engagements politiques et de lever les obstacles auxquels les entreprises sont confrontées au quotidien.
Son intervention a été saluée par Roslyn Ng’eno, experte senior en investissement au Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), présente lors des échanges.
Organisée par l’Initiative pour l’industrialisation verte en Afrique (AGII), en partenariat avec le Secrétariat de la ZLECAf et l’Union africaine, cette rencontre a remis au centre des discussions un enjeu majeur pour le continent : créer les conditions nécessaires pour permettre aux entreprises africaines de se développer, d’investir et de conquérir de nouveaux marchés.
Rédigé par
Patrice DamaJe suis Patrice Dama, journaliste et analyste politique passionné. À travers mes chroniques sur Afrique sur 7, je propose un regard critique et engagé sur l’actualité, afin d’éclairer les grands enjeux politiques et sociétaux du continent. Suivez-moi pour découvrir mes analyses et mes prises de position sur les débats qui façonnent notre époque.
Voir ses 964 articles