La société minière canadienne a quitté le Burkina Faso et jette déjà son dévolu sur un autre pays africain. Dans une note d’information, elle a exposé les raisons qui l’ont poussé hors des frontières burkinabè.
Après son départ du Burkina Faso, Fortuna Mining prospecte la Guinée
Pourquoi Fortuna Mining a-t-elle abandonné ses activités à Ouagadougou ? La société canadienne répond qu’elle était sous pression. Selon le PDG de Fortuna, son entreprise était « confrontée à une instabilité réglementaire et à des coûts de sécurité élevés en raison des menaces djihadistes ».
En dehors des menaces djihadistes qui rendent le fonctionnement des sociétés minières très complexe, il y a aussi les nouveaux codes miniers qui ont été adoptés au Burkina Faso, au Niger et au Mali.
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Fortuna s’éloigne donc de la zone de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) pour se relancer. Elle envisage des investissements en Guinée où elle n’a pas encore une représentation physique. La société a démarré sa prospection par des visites de terrain et des rencontres avec des autorités guinéennes.
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Le PDG Jorge Ganoza assure qu’il y a des possibilités d’investir en Guinée et sa société est prête à prendre le risque en consacrant une partie de son budget d’exploration à la Guinée.
La Guinée est aussi dirigée par un régime militaire, mais la pression sur les entreprises minières semble flexible. Elles ne sont pas confrontées aux menaces terroristes et le Code minier n’a pas été modifié.

