Président du Botswana au SIREXE 2026 : Duma Boko à Abidjan
Le président du Botswana, Duma Gideon Boko, a confirmé sa venue en Côte d’Ivoire en marge du SIREXE 2026, selon une information rapportée après une rencontre avec le ministre ivoirien des Mines, Mamadou Sangafowa-Coulibaly. Le salon est annoncé du 18 au 22 novembre au Parc des Expositions d’Abidjan. Les deux pays ont déjà signé un accord de coopération dans les mines et l’énergie. En revanche, le programme précis de la visite présidentielle n’a pas été rendu public dans les sources consultées.
La visite annoncée donne une dimension diplomatique au SIREXE, le Salon international des ressources extractives et de l’énergie. Elle intervient alors que la Côte d’Ivoire veut développer ses activités minières, tandis que le Botswana est un acteur important du secteur. L’enjeu ne se limite donc pas à la présence d’un chef d’État à Abidjan. Il porte aussi sur les méthodes de gouvernance et les retombées locales de l’exploitation des ressources.
Président du Botswana au SIREXE 2026 : ce que l’on sait de la visite
La confirmation a été obtenue le 30 juillet 2026 à Gaborone, lors d’une audience entre Duma Gideon Boko et Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie. Le ministre se rendait au Botswana avec un mandat du président ivoirien Alassane Ouattara, rapporte Ivoirematin.
La même source présente le déplacement de Duma Boko comme une visite d’État organisée en marge du salon. Elle ne précise toutefois pas les dates exactes de son séjour, les étapes prévues ni les rencontres qui pourraient compléter sa participation au SIREXE. Ces éléments ne doivent donc pas être confondus avec le calendrier général de l’événement.
Le SIREXE 2026, deuxième édition du salon, doit se tenir du 18 au 22 novembre au Parc des Expositions d’Abidjan. Le Botswana y est annoncé comme pays à l’honneur. Les organisateurs attendent des responsables publics, des entreprises et des délégations étrangères autour des secteurs minier, pétrolier et énergétique. L’article consacré aux intervenants Daniel Yergin et Philippe Chalmin présente déjà les principaux rendez-vous annoncés pour cette édition.

Un accord minier déjà signé entre Abidjan et Gaborone
La coopération entre les deux pays ne commence pas avec le salon. Selon Ivoirematin, la Côte d’Ivoire et le Botswana ont signé leur premier accord bilatéral de coopération dans les mines et l’énergie. La rencontre de juillet à Gaborone a également permis de confirmer la participation de Duma Boko au SIREXE.
Les premières discussions entre les chefs d’État remontent à mai 2026, en marge d’un sommet à Nairobi, toujours selon le média. Les autorités ivoiriennes disent vouloir apprendre de l’expérience botswanaise en gouvernance minière et en transformation locale. De son côté, Abidjan peut partager son expérience en exploration et en recherche aurifère. Il s’agit d’axes de coopération annoncés, pas de résultats déjà mesurés.
La ministre botswanaise des Mines et de l’Énergie, Bogolo Joy Kenewendo, a salué l’accord, selon le compte rendu d’Ivoirematin. Le texte disponible ne détaille pas les clauses, les montants engagés ni les projets qui pourraient être financés. Il serait donc prématuré d’attribuer à cet accord des investissements chiffrés ou un calendrier opérationnel précis.
Cette distinction compte pour les lecteurs et les entreprises. Une coopération sectorielle crée un cadre d’échange entre gouvernements. Elle ne signifie pas automatiquement qu’une mine sera construite, qu’un contrat commercial est signé ou que des emplois sont déjà garantis. Les annonces de projets devront être examinées à partir de leurs documents propres, de leur financement et de leur calendrier.
Pourquoi le modèle du Botswana intéresse la Côte d’Ivoire
Le Botswana occupe une place reconnue dans l’industrie minière, notamment grâce à l’exploitation du diamant. Mais l’intérêt d’un partenariat ne tient pas seulement aux volumes extraits. Les échanges portent aussi sur la gestion du secteur, la négociation avec les entreprises, la transformation sur place et la part de valeur qui reste dans l’économie nationale.
Pour la Côte d’Ivoire, qui développe l’or comme l’un des principaux moteurs de son secteur extractif, la question est concrète : comment faire en sorte que l’activité minière génère davantage de compétences, de sous-traitance et de revenus locaux ? Le pays cherche notamment à attirer des investissements tout en augmentant les retombées pour les territoires concernés.
Les choix ne se résument pas à exploiter ou ne pas exploiter. Ils concernent les règles fiscales, les obligations des opérateurs, la surveillance environnementale, la formation, l’accès des entreprises locales aux marchés et l’usage des revenus publics. Une expertise étrangère peut nourrir les discussions, mais les résultats dépendent des règles adoptées et de leur application dans chaque pays.
Les projets récents montrent l’ampleur des investissements annoncés dans le secteur ivoirien. À Boundiali, par exemple, Aurum Resources a présenté un projet minier évalué à plus de 300 milliards de FCFA. Ce dossier est distinct de l’accord avec le Botswana, mais il illustre les questions que les autorités devront traiter : calendrier de construction, emplois, infrastructures et partage des retombées.
Ce que la coopération peut changer pour les entreprises locales
Pour les PME ivoiriennes, la question centrale sera l’accès réel aux marchés créés par les projets miniers. Une coopération entre ministères peut ouvrir des échanges sur la formation ou les règles du secteur. Mais elle ne garantit pas, à elle seule, des contrats aux fournisseurs locaux. Pour qu’une entreprise de transport, de maintenance ou de génie civil en profite, les appels d’offres, les exigences techniques et les conditions de paiement doivent être accessibles et connus.
La transformation locale soulève aussi des choix précis. Raffiner, traiter ou transformer une partie des ressources dans le pays demande de l’énergie fiable, des infrastructures, du personnel formé et des investissements importants. La coopération peut aider à partager des méthodes ou à établir des partenariats, mais l’intérêt économique dépendra des coûts, de la demande et des décisions d’investissement. Il faudra donc distinguer les accords-cadres des projets financés et des usines effectivement construites.
Les communautés proches des sites miniers ont, elles aussi, besoin d’informations vérifiables. Les annonces d’emplois doivent préciser s’il s’agit d’emplois temporaires de chantier ou de postes liés à l’exploitation, ainsi que les compétences requises. Les engagements sociaux et environnementaux doivent pouvoir être suivis dans le temps. Ce sont des critères concrets pour mesurer si les échanges entre Abidjan et Gaborone produisent des effets au-delà des cérémonies officielles.
Le SIREXE, une vitrine pour les partenariats et les projets
Le salon doit servir de lieu de rencontre entre États, compagnies, investisseurs et porteurs de projets. L’édition 2026 met l’accent sur les ressources extractives et l’énergie, avec le Botswana en invité d’honneur. Le programme prévoit aussi des conférences et des rencontres professionnelles. Les détails peuvent évoluer à mesure que les organisateurs publient de nouvelles informations.
Une initiative liée à l’événement, SIREXE Invest, vise à rapprocher les porteurs de projets miniers, pétroliers et énergétiques des investisseurs. Sa présentation mentionne un parcours de dépôt, de sélection et de mise en relation. Cette plateforme constitue un outil de financement potentiel, et non la preuve qu’un projet donné a déjà trouvé des fonds.

Ce qu’il reste à préciser avant la visite
À la date de publication, les informations disponibles confirment la venue du président botswanais en marge du SIREXE et l’existence d’un accord de coopération minière et énergétique. Elles ne donnent pas encore un agenda complet de la visite, le contenu détaillé de l’accord ni une liste de projets communs assortis de financements.
Les annonces attendues à Abidjan permettront de voir si la coopération prend une forme plus opérationnelle : formations, échanges d’experts, études, investissements ou partenariats entre entreprises. Pour juger de sa portée, les éléments utiles seront les institutions responsables, les échéances, les moyens mobilisés et les résultats accessibles au public.
La présence de Duma Boko donnera une visibilité politique au SIREXE 2026. Mais la valeur du déplacement se mesurera surtout à la suite : quelles décisions seront prises, quels projets seront retenus et comment les retombées seront suivies. Le salon offre une scène de discussion. C’est leur mise en œuvre qui dira si ce rapprochement change concrètement le secteur extractif.
Questions fréquentes sur le SIREXE 2026 et le Botswana
Quand se tient le SIREXE 2026 ?
La deuxième édition du SIREXE est annoncée du 18 au 22 novembre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan.
Le président du Botswana participera-t-il au salon ?
Duma Gideon Boko a confirmé sa venue en Côte d’Ivoire en marge du SIREXE, selon le compte rendu d’Ivoirematin sur la rencontre du 30 juillet à Gaborone. Le programme détaillé de sa visite n’est pas précisé dans les informations consultées.
Quel accord la Côte d’Ivoire a-t-elle signé avec le Botswana ?
Les deux pays ont signé un accord de coopération dans les mines et l’énergie. Les informations disponibles évoquent la gouvernance minière, la transformation locale et le partage d’expertise, sans détailler les financements ni les projets retenus.
Le SIREXE annonce-t-il déjà de nouveaux investissements ?
La visite et l’accord confirment un rapprochement entre les deux pays, mais ne suffisent pas à établir qu’un nouvel investissement est conclu. Les annonces de projets, de financement et de calendrier doivent être vérifiées séparément.