Côte d’Ivoire : CPI, le dernier témoin de Bensouda contre Gbagbo

Gbagbo et Blé Gouda, Professeur Hélène Yapo Etté, dernier témoin de Bensounda
Par Timothée Jean
Publié le 17 janvier 2018 à 15:11 | mis à jour le 17 janvier 2018 à 15:13

C’est la fin des vacances judiciaires à la CPI ! Le procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé a repris ce mercredi 17 janvier avec le passage du dernier témoin à charge, Professeur Hélène Yapo Etté. Cette spécialiste en médecine légale est perçue comme la dernière cartouche du Procureur Bensouda.

Hélène Yapo Etté, dernier témoin de l’accusation contre Laurent Gbagbo et Blé Goudé

Suspendu depuis décembre 2017, le procès conjoint de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé est relancé ce mercredi à La Haye. Cette audience est marquée par le passage du Professeur Hélène Yapo Etté, véritable joker sur lequel compte l'accusation pour mettre en évidence les derniers éléments du "plan commun" supposé de Laurent Gbagbo et son entourage pour s'accrocher au pouvoir.

Première femme agrégée en médecine légale en Côte d’Ivoire, Pr Hélène Yapo Etté est Maître de conférence de médecine légale à l’UFR des sciences médicales à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Cocody. Elle intervient dans cette affaire pour expliquer les rapports légistes qu’elle a produits sur les corps des victimes lors des évènements de la crise postélectorale.

Il faut rappeler que le professeur est déjà intervenu au procès de Simone Gbagbo poursuivie pour fait de crimes contre l’humanité dont l'ex-première dame a été acquittée. Son passage à la CPI pourrait acheter de décrédibiliser l’accusation contre l’ancien président.

En effet, Pr Etté a travaillé avec l'équipe des médecins légistes qui ont pris part à l’autopsie de certains corps issus de la crise postélectorale de 2010, en occurrence, le docteur Docteur Clark et Eric Baccard. Ces experts médico-légaux et spécialistes dans l’interprétation des lésions et la détermination de la cause de décès se sont déjà présentés à la barre des témoins et ont tenu des propos qui ne vont pas dans le sens du procureur de la CPI.


Le docteur Eric Baccard avait déclaré que « les femmes mortes d'Abobo étaient essentiellement des sujets de sexe masculin ».






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