RDC : Quand le pouvoir Kabila fait la passe à l'UDPS de Tshisékédi

Félix Tshisékédi, président de l'UDPS, en meeting ce mardi

Le parti d'opposition UDPS a été enfin autorisé à tenir un meeting ce mardi à Kinshasa. Après plusieurs mois de tension, cet acte s'analyse en une véritable décrispation du paysage politique congolais.

Joseph Kabila et Félix Tshisékédi (UDPS) enfin en phase ?

L'éventualité d'un 3e mandat pour le président Joseph Kabila avaient créé des tensions politiques en République démocratique du Congo (RDC). Pouvoir et opposition ne cessaient de s'affronter régulièrement. En dépit de l'accord de la Saint-Sylvestre conclu sous la houlette du clergé congolais, les acteurs poliiques peinent, jusque-là, à s'entendre pour son application intégrale sur le terrain.

C'est dans ce contexte on ne peut plus électrique que le pouvoir congolais vient de desserrer quelque peu l'étau, afin de permettre à l'opposition d'organiser à nouveau ses rencontres. Aussi, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti créé par feu Etienne Tshisékédi et dirigé actuellement par son fils Félix Tshisékédi, a été autorisé par le Gouverneur André Kimbuta à tenir son meeting, ce mardi 24 avril, dans son bastion de Ndjili, un quartier populaire de Kinshasa. Il s'agit donc d'une grande première depuis septembre 2016.

L'opposant Tshisékédi n'entend cependant pas caresser le président Kabila dans le sens des poils. Il compte donc dénoncer de façon véhément son maintien au pouvoir depuis la fin de son mandat en décembre 2016, et surtout l'illégitimité des institutions congolaises.

Rappelons à toutes fins utiles que cette journée du 24 avril commémore le 28e anniversaire de l'instauration du multipartisme en RDC.

Notons par ailleurs que le pouvoir kino-congolais et la famille d'Etienne Tshisékédi ont signé un accord, le week-end dernier, pour le rapatriement de la dépouille de l'ancien chef de file de l'opposition congolaise. Tous ces indices sont vraisemblablement le signe d'un climat politique apaisé en RDC.

Mais n'est-ce pas une stratégie du président Kabila pour endormir l'opposition et se redonner un nouveau souffle politique face à toutes les pressions internationales dont il est l'objet ?