IBK accusé d’avoir "deux rapports explosifs" sur des détournements

Tiébilé Dramé accuse IBK

Le président du Parti africain pour la renaissance nationale (Parena), Tiébilé Dramé, a accusé mercredi à Bamako le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keita (IBK) d’avoir "deux rapports explosifs" sur des détournements des ressources destinées aux forces Armées, lors d’une conférence de presse.

IBK incriminé par des documents de détournement d’argent de l’armée malienne

"Le président IBK est en possession de deux rapports explosifs sur des détournements massifs des ressources financières destinées à nos forces Armées", a soutenu M. Dramé, face à la presse.Il a dénoncé "les dérives et la corruption" du gouvernement sur l’achat des avions de transport et des hélicoptères de combats dont le paiement de certain a été effectué en "espèces", ajoutant que "l’Etat est dans une tentative d’endormir les Maliens".

"Plus le président IBK et ses ministres parlent de nouvelles acquisitions, plus l’insécurité augmente", a poursuivi M. Dramé, selon qui, "300 personnes dont 51 soldats et six internationaux ont été tuées durant les trois premiers mois de 2018".

IBK n'a pas fait décollé les hélicoptères du sol lors de l'attaque militaire dans le centre de Mali

L’opposant Tiébilé Dramé du Parti africain pour la renaissance nationale (Parena) a également démenti les propos du gouvernement sur l’intervention des hélicoptères (les deux Super Puma acquis en septembre), lors de l’attaque du camp militaire de Soumpi le 27 janvier, dans le Centre du Mali. A Tiébilé Dramé croire, ces deux appareils "étaient cloués au sol".

S’agissant de l’accord pour paix et la réconciliation signé en 2015 à Alger, et dont sa mise en œuvre connait un retard, le président du Parema a estimé que "la stabilisation et la sécurisation du pays ne résident que dans l’alternance".

L'opposant Tiébilé Dramé a tenu une conférence de presse pour informer des actions du président IBK, à l'approche des élections présidentielles, ce qui serait une occasion de compromettre les chances de l'actu président.

Rappelons que les élections du 29 juillet prochain au Mali se tiendront dans un climat d’insécurité avec le Nord du pays qui est en proie aux attaques des groupes jihadistes.