Côte d'Ivoire: 800 personnes amnistiées, dont Simone Gbagbo

Simone Gbagbo en liberté
Par Edwige Fiendé
Publié le 06 août 2018 à 23:49 | mis à jour le 07 août 2018 à 09:14

Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé lundi, une amnistie qui bénéficie à "800 personnes" dont l’ex-première dame Simone Gbagbo, condamnées pour des infractions en lien de la crise postélectorale de 2010 à 2011, dans son discours à la nation, à la veille de la célébration de l’anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

800 personnes en liberté, dont Simone Gbagbo

"En raison de mon attachement à la paix, et à une réconciliation vraie, j’ai procédé ce lundi, à la signature d’une ordonnance portant amnistie", a affirmé M. Ouattara.

Cette amnistie "bénéficie à environ 800 personnes, poursuivies ou condamnées pour des infractions en lien avec la crise postélectorale de 2010, ou des infractions contre la sûreté commises après mai 2011 date de (sa) prestation de serment" en tant que président de la République, a-t-il précisé.

Cependant, "une soixantaine de militaires et de membres de groupes armés ayant commis des crimes de sang ne sont pas concernés", a ajouté le chef de l’Etat.

Sur ces 800 personnes amnistiées, environ 500 sont en liberté provisoire ou en exil et verront leur condamnation pénale effacée et il sera mis fin aux poursuites à leur encontre, et les 300 autres détenues qui seront libérées prochainement.

Parmi ces personnes figure l’ex-première dame Simone Gbagbo, acquittée fin mars 2017 pour "crimes contre l’humanité" mais condamnée en 2015, à 20 ans de prison pour “atteinte à la sûreté de l’Etat".

Lida Kouassi, ex-ministre de la Défense condamné en janvier à 15 ans de prison pou "complot contre l’autorité de l’Etat et Assoa adou, condamné en juillet 2017 à quatre ans de prison pour pour "troubles à l’ordre public", tous deux des cadres pro-Gbagbo, sont sur la liste des bénéficiares de cette amnistie de même que Souleymane dit "Soul To Soul", chef de protocole du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

M. Kamaraté avait été interpellé en octobre 2017, après la découverte en mai d’une cache d’armes dans la maison présentée comme lui appartenant.


Pour Alassane Ouattara, "il s'agit d'une mesure de clémence", invitant les "bénéficiaires à faire en sorte que le pays ne sombre" plus "dans la violence"

Le message du Président Alassane Ouattara annonçant la libération des différentes personnalités politiques de Côte d'Ivoire.



Facebook
Twitter
email
Whatsapp