Mali: Reprise des réunions du CSA de paix, suspendues à l’occasion de la présidentielle

Suspendues en juin, en raison de la tenue de l’élection présidentielle malienne, les sessions du Comité de suivi de l’accord de paix et de la réconciliation (CSA) au Mali, réunissant le gouvernement, les groupes armés du Nord et des observateurs ont repris mardi à Bamako.

Début des pourparlers entre le gouvernement du Mali et groupes armés

Réunies pour les travaux de la 27e session du CSA, les parties prenantes ont convenu dans un premier temps de faire une évaluation de la mise en œuvre de la feuille de route de l’accord de paix, depuis le 22 mars 2018.

Les volets prioritaires de cette feuille de route étaient entre autres, le traitement de la question des autorités intérimaires, du point de vue politique et institutionnel, la défense et la sécurité.

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Pour cette 27e rencontre, les grands chantiers de l’accord, devant être mis en œuvre à partir de ce mois de septembre, concernent la révision constitutionnelle, la charte pour la paix et la réconciliation au Mali.

Fin août, un rapport d’experts indépendants de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) avait révélé « l’implication des groupes armés » du Nord Mali, signataires de l’accord de paix d’Alger de 2015 « dans des attaques dirigées contre les forces armées et de sécurité » maliennes, et leur participation dans des trafics de migrants, de drogues, ou encore du recrutement d’enfants.

En réaction, certains leaders de ces groupes armés s’étaient « inscrits en faux dans les accusations » et « suggéré aux enquêteurs de l’ONU, d’approfondir leurs investigations en cherchant des sources plus crédibles ».

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Dans la foulée, le Conseil de sécurité des Nations Unies a prorogé d’un an, à l’unanimité des 15 membres, le régime général de sanctions visant le Mali.

Au cours des travaux de cette 27e session, l’ONU à travers sa mission au Mali, la MINUSMA, souhaite faire signer aux différentes parties, « un pacte pour la paix », qui est une sorte de renouvellement des engagements des acteurs, avec pour objectif d’accélérer la mise en œuvre de l’accord de paix.


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