Côte d’Ivoire: la libération de Gbagbo ne "menace" pas "mon poste de président" du FPI (Affi)

Affi ne craint pas pour son poste

Le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Pascal Affi N’Guessan qui a accueilli "avec joie" la décision d’acquittement de Laurent Gbagbo, a assuré que la libération, l’ancien président ivoirien n’était pas "une menace" pour son poste.

Affi ne craint pas pour son poste de président du FPI

"Je ne vois pas pourquoi la libération de" M. Gbagbo "devait menacer mon poste de président", a affirmé M. Affi, interrogé par un journaliste de Afrique-sur7.

Président du FPI depuis 2001, Pascal Affi N’Guessan s’est réjoui de la décision d’acquittement et de libération immédiate de l’ex-président et son ex-ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé dont le procès pour "crimes contre l’humanité" devant la Cour pénale internationale (CPI) durait depuis janvier 2016 .

"C’est une décision que nous accueillons avec joie", a-t-il réagi, estimant que le procès de MM. Gbagbo et Blé Goudé "n'aurait jamais dû avoir lieu".

Le FPI est confronté à une crise interne. Deux camps s’affrontent pour le contrôle du parti.

De son côté, l’ex-première dame Simone Gbagbo a relevé que le FPI "va être réunifié par celui qui a fondé" le parti, Laurent Gbagbo, car "le linge sale sera lavé en famille", après la décision de la CPI.

Un peu plus tôt dans la journée de mardi, la Cour pénale internationale (CPI) avait annoncé “l’acquittement et la libération immédiate’’ de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ex-ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé dont les procès duraient depuis janvier 2016.

La décision de la CPI était particulièrement attendue en Côte d’Ivoire, en particulier chez les partisans des deux hommes, poursuivis pour crimes contre l’humanité commis dans le cadre des violences post-électorales entre décembre 2010 et avril 2011.