Côte d'Ivoire : Démission de Soro, Franklin Nyamsi dénonce un harcèlement du pouvoir

Franklin Nyamsi dénonce un harcèlement du Pdt Ouattara contre Guillaume Soro
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 13 février 2019 à 09:37 | mis à jour le 13 février 2019 à 09:49

Franklin Nyamsi a à nouveau tiré à boulets rouges sur le pouvoir Ouattara. Le Conseil spécial de Guillaume Soro indique clairement que son leader a démissionné de son poste de Président de l'Assemblée nationale sous forte pression du Président de la République et ses proches.

Franklin Nyamsi tance vertement le régime d'Abidjan

Vendredi 8 février 2019, Guillaume Soro démissionnait de la présidence de l'Assemblée nationale lors d'une session extraordinaire de l'Institution, pour, dit-il, préserver la paix en Côte d'Ivoire en évitant une crise institutionnelle. Mais cette démission n'est pas arrivée ex-nihilo (à partir de rien) d'autant plus que le désormais ancien chef du Parlement faisait l'objet de menaces. En effet, Adama Bictogo, PCO du Congrès constitutif du RHDP unifié, sommait Soro Kigbafori Guillaume de "libérer le tabouret" s'il n'adhérait pas à cette nouvelle entité politique.

Cependant, lors de son interview à RFI, le président Alassane Ouattara a soutenu que Soro n'a fait l'objet d'aucune pression. Quand bien même, avoue le Chef de l'Etat, ses choix politiques devenaient incompatibles avec ceux de la majorité présidentielle.

Franklin Nyamsi conteste vigoureusement cette version du Président Ouattara, car, soutient-il, son leader Guillaume Soro a effectivement subi un harcèlement de la part du régime d'Abidjan.

« Guillaume Soro a bel et bien été harcelé par le président Alassane Ouattara et son clan, pour le pousser à la démission. Toute autre version est fausse ! Le président Alassane Ouattara a bel et bien forcé la main à l’ancien président de l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré, avant de prendre l'opinion à témoin :

« Tout le monde le sait ! Et ce ne sont pas les imprécations d’un Adama Bictogo en début décembre 2018 et début janvier 2019, qui prouveront le contraire. Encore moins les audiences du 5 et du 25 janvier 2019, durant lesquelles le président Ouattara a mis le chef du Parlement en demeure de rejoindre le Rhdp unifié ou de démissionner de la tête de l’Assemblée nationale. Et c’est pour sauver la paix en Côte d’Ivoire que notre leader leur a rendu le tabouret, afin de mieux se préparer à solliciter le fauteuil auprès du grand peuple de Côte d’Ivoire. »


Franklin Nyamsi Wa Kamerun indique toutefois qu'en dépit de cette démission, Guillaume Soro n'entend nullement s'exiler aux Etats-Unis. « Notre leader est, sera et demeure essentiellement dans et auprès du peuple de Côte d’Ivoire et au cœur des aspirations de son pays », a-t-il déclaré, avant de faire cette mise en garde au Président Ouattara : « Et qu'il soit clair que nous n'accepterons plus le discours de condescendance, de mépris, d'ingratitude et (…) que croit pouvoir nous infliger le président Alassane Ouattara. Nous ne laisserons plus passer les actes d’humiliation ! »



Facebook
Twitter
email
Whatsapp