Afrique : Quand le Brexit menace l’économie africaine

Le Brexit menacerait il l'économie africaine?

Le processus du Brexit bloque, léconomie de certains pays africains, depuis la décision des britanniques de sortir de l'Union européenne.

Les craintes suscitées par le Brexit

C'est essentiellement une affaire européenne. Toutefois le processus du Brexit enclenché depuis le 27 mars 2017 pourrait avoir une véritable incidence sur l'économie africaine au regard des relations commerciales qu'entretient le pays avec le continent. 37 milliards d'euros. C'est le montant des exportations du Royaume-Uni vers l'Afrique et quelque 52 milliards d'euros investis. La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne de celui qui constitue le deuxième investisseur sur le continent après les États-Unis et avant la France éclaboussera sûrement l'économie africaine. « Il existe actuellement cinq accords de partenariats économiques entre l'Union européenne et l'Afrique subsaharienne, et quatre accords d'association avec l'Afrique du Nord. Depuis deux ans, nous avons travaillé avec les gouvernements de tous les pays impliqués dans ces accords pour assurer la transition et regarder vers l'avenir, lorsque nous aurons quitté l'Union européenne », assurait Emma Wade, la commissaire britannique en charge des relations commerciales avec l’Afrique, citée par des médias français. Même si au niveau du ministère britannique du commerce international on assure de la poursuite de ces investissements après le Brexit, il n'en demeure pas moins que la crainte subsiste sur les conséquences de cette décision du Royaume-Uni pour l’Afrique. La fonctionnaire britannique et plusieurs autres collègues ont réaffirmé la volonté du Royaume de maintenir voire multiplier ses investissements sur le continent.

Processus de Brexit bloqué

Enclenché en mars 2017 à l’issue d’un référendum largement remporté par le « oui », le Brexit a essuyé plusieurs échecs dans sa mise en œuvre. Les députés britanniques ont d’ailleurs voté le mercredi 03 avril 2019 une proposition de loi en vue d’obliger la première ministre, Theresa May à repousser la date du processus au-delà du 12 avril.