Côte d'Ivoire: Un proche de Soro cuisiné à la Préfecture de police, ce qu'il risque

Un proche de Soro cuisiné à la Préfecture de Police.
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 17 avril 2019 à 17:43 | mis à jour le 17 avril 2019 à 17:44

Un proche de Guillaume Soro, ex-président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Mamadou Traoré, a été cuisiné 6 heures durant à la Prefecture de police d'Abidjan. Il risque d'être poursuivi pour "délit d'opinion" au terme de son audition, ce lundi 15 avril dernier, par le commissaire Begromissa Alain et ses collaborateurs.

M. Touré, proche de Soro cuisiné à la Prefecture de Police

De 9h30 à 15h20, le lundi 15 fevrier, M. Mamadou Traoré, proche de Guillaume Soro, a été serieusement cuisiné dans les locaux de la Prefecture de police d'Abidjan, comme rapporté par un confrère ivoirien. Selon notre informateur, il serait reproché à ce proche de Soro, des allégations selon lesquelles il aurait menacé de divulguer des noms d'une liste de personnalité du pouvoir qui, à l'époque de la rebellion émargeaient auprès des Forces nouvelles.

« On m’informe que suite à ma convocation, j’aurais publié sur internet qu’on m’a convoqué parce que suite à la démission de Guillaume soro de la présidence de l’Assemblée nationale, je m’apprêtais à aller à la Primature pour dire le nom de tous ceux qui émargeaient dans cette institution lorsque Soro était Premier ministre », a-t-il relaté après son audition. Estimant que les motifs de sa convocation ne lui ont été signifiés seulement que le jour J, c’est-à-dire le lundi 15 avril 2019.

« Trouble à l’ordre public, offense au chef de l’Etat, atteinte à la sûreté de l’Etat, incitation à la violence et divulgation de secret professionnel » sont entre autres les chefs d’accusations qui lui auraient été notifiés. Rejetant en bloc toutes ces accusations, le proche de Guillaume Soro a jugé ces accusations sans fondements scientifiques et matériels. A l’en croire, ces propos qui lui sont attribués ne reflèteraient pas la vérité. Selon lui, ces propos ont été inventés, pour dit-il, l’accabler.

« Toutes les questions qui m’ont été posées relèvent d’opinions que j‘aurais émises auprès de certains membres de mon entourage », martèle-t-il, avant d’ajouter. « Je ne suis donc pas loin d’être poursuivi pour délit d’opinion alors que la Constitution protège la liberté d’expression et d’opinion », a conclu M. Traoré



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