Russie-Afrique: Roch Kaboré rejette un "partenariat d'aide unilatéral"

"Il ne s'agit pas de venir imposer quelque chose"

Roch Kaboré se réjouit du sommet Russie-Afrique
Par K. Richard Kouassi
Publié le 08 novembre 2019 à 13:56 | mis à jour le 08 novembre 2019 à 18:03

Roch Kaboré, président de la République du Burkina Faso, a pris part au premier sommet Russie-Afrique, du 23 au 24 octobre 2019, à Sotchi. Le président burkinabè a livré ses impressions dans une interview accordée à RT France.

Roch Kaboré se réjouit du sommet Russie-Afrique

Présent à Sotchi à l'occasion du sommet Russie-Afrique, Roch Kaboré s'est prêté aux questions de la journaliste Samantha Ramsamy de RT France. Le président du Burkina Faso a salué cette "étape historique" qui "sonne le renouveau de la coopération économique, dans tous les domaines entre la Fédération de Russie et l'Afrique".

Le numéro un burkinabè a aussi fait savoir que ce sommet était attendu, car "pour l'Afrique, il est important de diversifier ses partenaires". Roch Kaboré a expliqué que l'Union africaine a désormais une zone de libre-échange continental qui revendique près d'un milliard et demi de personnes.

À propos du partenariat naissant entre la Russie et l'Afrique, Roch Kaboré a précisé "qu'il ne s'agit pas de venir imposer quelque chose", mais plutôt de "travailler avec les objectifs qui sont attendus par l'Afrique dans le cadre d'un partenariat qui n'est pas simplement un partenariat d'aide unilatérale, mais de rentabilité des opérations, qui permettent aussi bien à l'État russe qu'au secteur privé de pouvoir investir un peu plus en Afrique". Il s'est réjoui de ce premier sommet qui a permis aux acteurs de faire connaissance, a-t-il dit. La rencontre a notamment permis de mettre en exergue les potentialités des différentes parties.


Avant l'ouverture du sommet Russie-Afrique, Vladimir Poutine a reconnu que "les relations russo-africaines, qui ont traditionnellement été amicales et des partenaires privilégiés, se sont intensifiées considérablement ces dernières années, tant au niveau bilatéral que sous divers formats multilatéraux". Recevant les chefs d'État du continent africain, le chef du Kremlin s'est engagé à oeuvrer à leurs côtés comme un partenaire et non en maitre. ""Nos échanges ont doublé. Les experts disent que c’est bien. Moi, je dis que c’est trop peu"", a-t-il avancé.



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