Gabon: Ali Bongo frappe très fort, Brice Laccruche Alihanga arrêté

Brice Laccruche Alihanga, arrêté que pour corruption ?

Ali Bongo et son ancien Directeur de cabinet Brice Laccruche Alihanga
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 04 décembre 2019 à 17:00 | mis à jour le 04 décembre 2019 à 17:13

La descente aux enfers se poursuit pour Brice Laccruche Alihanga et ses proches. L'ancien Directeur de cabinet du président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a été arrêté, ce mardi à son domicile.

Brice Laccruche Alihanga arrêté que pour corruption ?

Limogé de son poste de Directeur de Cabinet du Président gabonais, début novembre, Brice Laccruche Alihanga est véritablement en train de boire le calice jusqu'à la lie. Onze de ses proches et collaborateurs avaient en effet été placés sous mandat de dépôt fin novembre, pour « détournement de fonds publics » ou « complicité de détournement de fonds publics ». Cette opération main propre vient donc de faire tomber le présumé cerveau du vaste réseau de corruption de Libreville.

L'ancien ministre chargé du Suivi de la stratégie des investissements humains et des Objectifs du développement durable a été interpellé, ce mardi 3 décembre, à son domicile, en même temps que deux anciens ministres, Tony Ondo Mba, ex-ministre de l'Énergie, et Noël Mboumba, ex-ministre du Pétrole, qui lui étaient proches.

Cette opération main propre contre BLA et ses proches est certes liée à des soupçons de détournements massifs de deniers publics et de corruption, mais elle pourrait tout de même avoir des relents politiques. Brice Laccruche Alihanga avait en effet pris de l'envergure à la suite de l'Accident vasculaire cérébral (AVC) dont a été victime le Président Ali Bongo Ondimba à Riyad en octobre 2018.

En l'absence du locataire du Palais de Bord de mer de Libreville, son directeur de cabinet d'alors s'était par ailleurs lancé dans une « tournée républicaine » à travers les localités gabonaises. « Des notables semblaient lui faire allégeance, son nom était scandé », rapporte un témoin de ces visites tous azimuts. D'autres vont jusqu'à lui prêter des ambitions présidentielles au prochain scrutin de 2023. C'était donc à croire que le Franco-Gabonais préparait l'après-Bongo.


Ceci pourrait expliquer cela, mais des proches de la Présidence gabonaise tentent de rassurer les observateurs à ce sujet. « S'il a détourné des fonds publics à son profit personnel, il sera sanctionné », ont-ils clamé.



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