CPI: Libération de Gbagbo, Me Altit évoque l’épidémie de coronavirus

Libération de Gbagbo :  Me Altit son avocat maintient la pression sur la CPI
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 04 avril 2020 à 14:45 | mis à jour le 04 avril 2020 à 14:45

Me Emmanuel Altit, avocat de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a, dans une requête formulée à l’endroit des juges de la chambre d’appel de la Cour pénale internationale, invité ces derniers à se prononcer au plus vite sur la question de la levée des restrictions assorties à la libération de son client.

CPI : Laurent Gbagbo, la levée de toutes les conditions assorties à sa libération, exigée

L’avocat français de Laurent Gbagbo a, au travers d’une requête datant du jeudi 2 avril 2020, invité les juges de la chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) à se prononcer au plus vite sur la demande de la défense, visant la levée totale des restrictions imposées à la libération de l’ancien président ivoirien.

Laurent Gbagbo a été acquitté le mardi 15 janvier 2019, des lourdes charges de crimes contre l’humanité qui pesaient contre lui devant cette juridiction internationale.

Il est tout à fait logique, à en croire ses avocats, qu’il recouvre « l’intégralité de ses droits humains fondamentaux, comme sollicité par la défense dans leur requête déposée le 7 octobre 2019.

Les juges de la chambre d’appel disposent, aujourd’hui, en ce qui concerne la procédure de demande de levée des restrictions aux droits de Laurent Gbagbo, de tous les éléments nécessaires pour se prononcer.

«Toutes les parties ont déposé leurs écritures, tous les participants ont eu l’occasion de s’exprimer, une audience a été tenue pour permettre à chacun des protagonistes de préciser sa position », fait-il référence à l’audience publique du 6 février dernier.

Pour Me Altit, il convient donc pour la Cour de rendre le plus tôt possible sa décision sur la demande de la défense. Ce qui permettra, selon lui, d’éviter que cette question interfère avec les débats menés dans le cadre de la procédure au fond.

«Ce sera le moyen de permettre que chacun des protagonistes puisse s’exprimer de la façon la plus complète et précise possible dans le cadre de la procédure au fond et le moyen d’éviter que des circonstances extérieures, notamment les circonstances relevant de l’épidémie de coronavirus ou relevant de l’existence pendante d’une procédure concernant la demande de levée des restrictions à la liberté de Laurent Gbagbo, aient un impact sur la capacité des parties à s’exprimer pleinement dans le cadre de la procédure au fond, ce qui remettrait en cause le caractère équitable de la procédure », a expliqué l’avocat de Laurent Gbagbo.


L’ancien président ivoirien est en liberté conditionnelle à Bruxelles, son pays d’accueil, depuis son acquittement suivi de sa libération en février 2019.

Avec Charles Blé Goudé, son filleul, il est en attente d’un éventuel procès en appel, relativement à la demande de Fatou Bensouda, chef du bureau du procureur.



Articles les plus lus
02
Biz sur 7 : Actualité Show-biz d'Afrique
Davido accusé d'avoir tué 3 de ses amis pour un rituel