Affaire "faux billets 5 000 et 10 000" : Qui veut discréditer la BCEAO ?

La BCEAO dément la circulation de faux billets
Par K. Richard Kouassi
Publié le 18 avril 2020 à 22:46 | mis à jour le 18 avril 2020 à 22:59

La BCEAO (Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest) a réagi suite à une information selon laquelle de faux numéros de séries sur les billets de 10 000 et 5 000 seraient en circulation. La nouvelle attribuée à la banque centrale, invitait les pays membre à ne plus accepter ces coupures portant les numéros de sérue A, N et S.

La BCEAO dément la circulation de faux billets

"La BCEAO porte à la connaissance des banques, des institutions financières, des commerçants et des populations du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’ivoire, de la Guinée Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo qu’il lui a été donné de constater la circulation de faux numéro de série sur les billets de 10 000 et 5 000 franc CFA de même que les mesures sur la largeur et la longueur de ses billets ne sont plus les mêmes. Par conséquent, la BCEAO invite les populations des différents pays membres à ne plus accepter les coupures de 10 000 et 5 000 F CFA portant sur les numéros de série A, N S et T. Elle vous invite à plus de vigilance dans vos transactions."

Telle est la teneur d'un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux et attribué à la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest.

Dans un communiqué publié sur son site internet, la BCEAO dément "formellement être à l’origine de ces fausses informations et appelle par conséquent les populations à la plus grande vigilance".

Elle précise par ailleurs que les usagers peuvent se rendre sur son site internet en cas de doute : www.bceao.int. La banque centrale précise toutefois qu'elle se "réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs et complices des actes et messages de nature à altérer la confiance des usagers ou porter atteinte aux signes monétaires ayant cours légal dans les Etats membre de l’Union monétaire Ouest africaine (UMOA)".


Il est important de s'interroger sur l'identité réelle des auteurs de cette fausse information et leur ambition. Pourquoi faire circuler une telle rumeur, surtout en ce moment où l'Afrique, tout comme le monde entier, fait face à la pandémie de la maladie à coronavirus ?