Prorogation de l'enrôlement : Benjamin Tehe (LIDER) ridiculise la CEI

Benjamin Tehe en colère contre la CEI
Par K. Richard Kouassi
Publié le 30 juin 2020 à 23:20 | mis à jour le 30 juin 2020 à 23:20

Benjamin Tehe n'est pas du tout satisfait de la prorogation de la période de la révision de la liste électorale prposée par la CEI et annoncée par le gouvernement ivoirien. Le délégué régional à l'implantation Allemagne-Autriche au sein de LIDER (Liberté et démocratie pour la République) estime que la Commission électorale et indépendante, conduite par Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, fait preuve d'amateurisme.

Benjamin Tehe en colère contre la CEI

À l'issue d'un Conseil des ministres tenu le mardi 30 juin 2020, le gouvernement ivoirien a reconnu qu' "au moment où le deuxième délai accordé aux Ivoiriens pour l’inscription sur la liste électorale arrive à échéance, l’engouement qui avait justifié la première prorogation n’a pas faibli et de nombreux Ivoiriens ne pourront pas s’inscrire sur la liste électorale, si cette opération s’arrête définitivement à la date du 30 juin 2020". Cela a conduit les autorités ivoiriennes, qui ont voulu satisfaire à la "demande des parties prenantes au processus électoral" à proroger, à nouveau, la période de révision de la liste électorale jusqu’au dimanche 05 juillet 2020 à 12 heures". Il faut noter que la décision a été prise sur proposition de la CEI (Commission électorale indépendante).


Selon Benjamin Tehe, un proche de Mamadou Koulibaly qui a toujours clamé la réforme de la CEI, il faut regretter "l’amateurisme, l’incompétence, le désordre, et la cacophonie dont fait preuve les responsables actuels de cette institution, mais surtout les décisions qui finissent par confirmer son inféodation au régime RDR au pouvoir". Pour le délégué régional de LIDER, chargé de l'implantation Allemagne-Autriche, "la CEI actuelle est totalement hors-jeu" et mène la Côte d'Ivoire "droit dans l’œil du cyclone". Il propose donc de "confier la CEI à l’opposition ou à la société civile pour espérer avoir les élections le 31 octobre prochain". L'homme politique ivoirien est convaincu que "le RDR (Rassemblement des républicains, NDLR) ne voulait pas organiser d’élection, mais la pression de l’opposition et du peuple Ivoirien l'y contraint".