Karim Keita (fils d'IBK), après sa démission: "j'ai commis des erreurs"

Karim Keita démissionne et attaque ses détracteurs
Par K. Richard Kouassi
Publié le 14 juillet 2020 à 16:37 | mis à jour le 14 juillet 2020 à 17:03

Au Mali, Karim Keita, le fils du président malien Ibrahim Boubacar Keita, a finalement démissionné de la présidence de la Commission parlementaire de la défense. L'information a été livrée le lundi 13 juillet 2020 par le concerné. Dans un communiqué, il a affirmé avoir commis des erreurs, sans oublier de noter qu'il met le Mali au-dessus de tout.

Karim Keita démissionne et attaque ses détracteurs

La pression a eu raison de Karim Keita. Le fils d' Ibrahim Boubacar Keita n'a pas pu tenir devant la colère et la grogne des Maliens suite à la publication de vidéos privées le montrant en pleine fête. Pour les populations de ce vaste pays situé en Afrique de l'Ouest, il est inconcevable qu'au moment où elles souffrent, le fils de leur chef d'État croque la vie à pleines dents. Le président de la Commission parlementaire de la défense a été alors sujet de vives critiques sur les réseaux sociaux alors que le régime de son père est au centre de protestations. Les manifestants, choqués, n'ont pas manqué de brandir les images de Karim Keita.

En fin de compte, le président de la Commission parlementaire de la défense au sein de l'Assemblée nationale malienne a rendu le tablier. Dans la note annonçant sa démission, il a regretté que certaines personnes choisissent de "se préoccuper non pas de l'intérêt supérieur de la Nation, des préoccupations partagées par l'ensemble" des Maliens, "mais plutôt de satisfaire des ambitions et des intérêts personnels". Karim Keita a aussi affirmé qu'en posant les pieds dans "la vie publique, il était bien conscient que chacun de ses actes serait scruté, analysé et commenté. "Mais je n’imaginais pas que l’injure, la calomnie, le mensonge seraient à ce point convoqué pour dénaturer et dissimuler mon action au service des Maliennes et des Maliens. Certes, j’ai commis des erreurs. Qui n’en commet pas ? Mais qui, mieux que les électeurs de la circonscription électorale de la Commune II du district de Bamako, qui m’ont donné mandat de les représenter à l’Assemblée nationale en 2013, sont les mieux placés pour juger mon action publique ?", a cherché à savoir le député malien.


Poursuivant, Karim Keita a souhaité ne plus vouloir être "un argument pour des personnes en mal de programme ni être un frein au dialogue entre Maliens pour aboutir à un apaisement de la situation sociopolitique". C'est pour cette raison qu'il a décidé "en toute responsabilité" de se retirer de la présidence de la Commission défense nationale, sécurité et protection civile de l’Assemblée nationale".