Bédié et Affi lancent le boycott actif de la présidentielle comme en 1995

2020 : Affi et Bédié lancent un appel au  boycott  actif
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 15 octobre 2020 à 17:44 | mis à jour le 15 octobre 2020 à 17:44

Pascal Affi N’guessan (FPI) et Henri Konan Bédié (PDCI-RDA) ont appelé ce jeudi 15 octobre 2020, les militants et sympathisants de leurs partis respectifs à s’abstenir de prendre part au processus électoral en cours.

"Nous appelons nos militants à empêcher la tenue de toute opération liée au scrutin" (déclaration conjointe Bédié et Affi)

La campagne électorale relative au scrutin présidentiel du 31 octobre 2020 a démarré timidement ce jeudi avec un nouveau mot d’ordre lancé par l’opposition politique ivoirienne. Opposés à la candidature du président Alassane Ouattara à un troisième mandat présidentiel, Pascal Affi N’guessan (FPI) et Henri Konan Bédié (PDCI) ont appelé l’ensemble des militants de l’opposition à se désolidariser du processus électoral en cours. Ceci, pour faire barrage au « coup d’État électoral » que prépareraient Alassane Ouattara et son régime RHDP.

«Nous ne nous sentons nullement concernés par l’élection présidentielle en l’état actuel des choses et appelons nos militants à faire barrage au coup d’État électoral qui se prépare », a déclaré Affi N’guessan à l’issue d’une rencontre avec Henri Konan Bédié ce jeudi 15 octobre 2020, date du début de la campagne présidentielle. Les deux hommes, à l’instar de leurs pairs de l’opposition ivoirienne, estiment en effet que les conditions garantissant la crédibilité de ce scrutin, ne sont pas réunies.

« Nous appelons nos militants à empêcher la tenue de toute opération liée au scrutin et à mettre en application le mot d’ordre de boycott actif par tous les moyens légaux à leurs dispositions afin que le pouvoir actuel consente à convoquer l’ensemble des forces politiques nationales et trouver des solutions à toutes les revendications qui sont ressorties de la proclamation des candidatures », a ajouté l’ancien directeur de cabinet de Laurent Gbagbo.


Outre la question de l’éligibilité du chef de l’ État sortant, l’opposition exige la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), qu’elle juge inféodée au pouvoir, et celle du Conseil constitutionnel qui se serait discrédité en «excluant» de la course, des acteurs politiques clés, notamment Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Amon Tanoh, Mabri Toikeuse et autres.




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