Guillaume Soro appelle les FDS à rejoindre Bédié et la transition

Guillaume Soro lance un appel aux FDS
Par K. Richard Kouassi
Publié le 05 novembre 2020 à 09:03 | mis à jour le 05 novembre 2020 à 09:33

Dans une vidéo diffusée sur la toile le mercredi 4 novembre 2020, Guillaume Soro s'est adressé aux Ivoiriens depuis son exil parisien. L'ancien chef rebelle ivoirien, prêt à tout pour faire tomber Alassane Ouattara, son ancien mentor, a sollicité l'appui des Forces de défense et de sécurité (FDS).

Guillaume Soro: "Alassane Ouattara n’est plus le président de la République de Côte d’Ivoire"

En Côte d'Ivoire, l'opposition conduite par Henri Konan Bédié, a engagé un véritable bras de fer avec le pouvoir d'Alassane Ouattara, dont la réélection est vivement contestée. Pour les adversaires politiques du président ivoirien, le samedi 31 octobre 2020, il n'y a pas eu d'élection.

Ce qui les a conduits à mettre sur pied le Conseil national de transition (CNT) présidé par le patron du PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire). Guillaume Soro a salué l'avènement de ce nouvel organe tout en saluant le choix de Bédié pour conduire la transition en Côte d'Ivoire.

En exil à Paris depuis bientôt un an, l'ex-leader de la FESCI (Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire) est déterminé à mettre fin au pouvoir d'Alassane Ouattara. Mercredi 4 novembre, le député de Ferké a lancé un appel aux Forces de défense et de sécurité relativement à la crise actuelle.

"Chers soldats, des années durant, nous nous sommes battus, dans les broussailles comme dans les agglomérations. Notre idéal était d’apporter à la Côte d’Ivoire la démocratie et la liberté. Je voudrais vous dire aujourd’hui que malgré tout, rien n'est perdu", a déclaré Guillaume Soro.

Au cours de son allocution, il a demandé aux soldats, sous-officiers, officiers, officiers supérieurs et aux officiers généraux de l'armée ivoirienne d'agir afin de stopper les "tueries".


Pour Guillaume Soro, "Alassane Ouattara n’est plus le président de la République de Côte d’Ivoire. Cela est indéniable. Ayant épuisé son deuxième et dernier mandat, il ne peut plus exercer les charges et la fonction de chef de l’État".






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