Bénin: Pourquoi l'opposant Sébastien Ajavon a saisi l'ONU

Présidentielle au Benin  : Pourquoi l'opposant béninois Sébastien Ajavon a saisi l' ONU
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 27 janvier 2021 à 13:41 | mis à jour le 27 janvier 2021 à 13:44

L’opposant béninois, Sébastien Ajavon a saisi le Comité des droits de l’homme du Haut-commissariat des Nations Unies à l’effet de dénoncer la violation de ses droits par l’État béninois, apprend-on d’un document adressé à l’instance onusienne.

Bénin : L'opposant Sébastien Ajavon dénonce la violation de ses droits et saisit l' ONU

C’est Jeune Afrique qui donne l’information dans un article publié, mardi 26 janvier 2021. L’opposant béninois Sébastien Ajavon dont les ambitions présidentielles sont menacées du fait de ses démêlés avec la justice de son pays, a saisi l’instance onusienne pour dénoncer la violation de ses droits. Dans le document déposé par le biais de son avocat Me Antoine Vey, l’homme d’affaire béninois en exil à Paris depuis 2 ans, dit être victime de la violation de son droit de participer à la vie politique de son pays, notamment de son droit de se porter candidat au scrutin présidentiel prévu le dimanche 11 avril 2021 au Bénin.

Sébastien Ajavon accuse également les autorités béninoises actuelles de tenter de l’asphyxier financièrement. Dénonçant au passage « la suspension de sa radio Soleil Fm en décembre 2019 et le redressement fiscal de ses sociétés basées au Bénin à hauteur de 167 milliards francs CFA ». Il dénonce en outre le refus de l’État béninois de respecter les décisions de la Cour africaine. Soutien de Patrice Talon au second tour de la présidentielle de 2016, l’homme d’affaire avait été épinglé suite à une rocambolesque affaire de trafic de cocaïne. L’affaire remonte à 2016.


Un stock de 18 kg de cocaïne est alors découvert dans un conteneur en provenance du Brésil et destiné à l’une des sociétés d’Ajavon, Comon Sa. L’homme est acquitté par le tribunal de Cotonou au bénéfice du doute, mais en octobre 2018 l’affaire est relancée devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le président de l'Union sociale libérale (USL) sera reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et condamné à une peine de 20 ans d’emprisonnement ferme, au terme d’un procès par contumace qui aura fait couler beaucoup d’encre et de salive.






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