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Le Nigeria, premier producteur africain d’huile de palme, ambitionne de réduire sa dépendance aux importations grâce à une stratégie nationale ambitieuse. Malgré sa position de leader sur le continent, le pays importe encore 25 % de ses besoins en huile de palme. Face à une demande croissante, l’Association des producteurs de palmiers à huile (OPGAN) déploie un plan sur cinq ans pour dynamiser la production locale.
Objectif : autosuffisance en huile de palme
L’OPGAN mise sur la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement du palmier à huile pour transformer le secteur. Cette initiative vise à augmenter considérablement la production nigériane dans les cinq prochaines années. Joe Onyiuke, président de l’organisation, a déclaré au média Business Day le mercredi 16 avril que ce plan prévoit la replantation de 1,5 million d’hectares de palmiers à huile. Ces plantations seront réparties à travers les 27 États producteurs du pays d’ici à 2030, un effort considérable pour moderniser l’agriculture.
Selon M. Onyiuke, « Il s’agit de la première fois qu’une organisation de producteurs élabore un plan stratégique complet spécifiquement adapté à un sous-secteur ». Il souligne que cette stratégie identifie précisément les principaux obstacles au progrès, tels que la mauvaise gestion des terres et la volatilité des marchés. De plus, elle propose des recommandations concrètes pour surmonter ces défis, offrant une feuille de route claire pour le développement du secteur.
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L’objectif principal de cette démarche est de relancer l’industrie locale de l’huile de palme. Cette relance permettra de stimuler la production nationale afin de répondre à la demande croissante du marché intérieur. Cette demande devrait augmenter avec les nouveaux projets de transformation industrielle qui sont prévus dans ce secteur.
Le conglomérat BUA Group a récemment annoncé son intention de construire une nouvelle raffinerie d’huile de palme. Cette infrastructure aura une capacité de traitement impressionnante de 1 000 tonnes par jour d’huile brute. Cette initiative privée s’inscrit dans une dynamique plus large de développement industriel. Actuellement, le Nigeria doit encore importer une part significative de son huile de palme. Ces importations représentent environ 25 % de sa consommation totale, estimée à près de 2 millions de tonnes pour la période 2024/2025. Les projections du Département américain de l’Agriculture indiquent une production nigériane d’huile de palme brute de 1,5 million de tonnes cette année.
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Ambitions de leadership mondial
L’adoption de cette stratégie de développement du palmier à huile s’inscrit dans une vision ambitieuse. Le Nigeria aspire à porter sa production d’huile de palme à plus de 3,5 millions de tonnes. Cet objectif lui permettrait de devenir le troisième producteur mondial, dépassant ainsi la Thaïlande dans ce classement. Actuellement, le Nigeria occupe la cinquième position mondiale. Les pays qui le devancent sont l’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande et la Colombie. Cette nouvelle stratégie représente une étape cruciale pour atteindre ce leadership.
