Incertitudes du marché : le Nigeria lutte avec 80 millions de barils invendus

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La conjoncture économique mondiale incertaine menace sérieusement les revenus du Nigeria, un pays fortement dépendant de ses exportations pétrolières. Une quantité impressionnante de pétrole brut nigérian, s’élevant à plus de 80 millions de barils prévus pour l’exportation en avril et mai, n’a pas trouvé d’acheteurs. Cette situation alarmante découle d’une série de tensions qui secouent les marchés internationaux du pétrole.

Crise des ventes de pétrole brut

La forte concurrence du pétrole américain, particulièrement sur le marché asiatique, réduit considérablement les débouchés traditionnels pour le pétrole brut nigérian. Parallèlement, certains partenaires commerciaux importants, à l’instar de l’Indonésie, envisagent de réorienter leurs achats vers les États-Unis pour éviter de potentiels droits de douane supplémentaires. Ainsi, des cargaisons de pétrole de qualité reconnue comme le Bonny Light, le Forcados ou encore le Qua Iboe rencontrent des difficultés majeures à trouver des acquéreurs sur le marché international.

Cette dynamique inquiétante intensifie les risques qui pèsent sur l’économie nigériane, laquelle est déjà confrontée à des défis structurels importants. Si cette situation de faible demande persiste, le Nigeria pourrait subir des pertes de revenus considérables, se chiffrant en centaines de millions de dollars. Cette perte intervient à un moment délicat où l’État nigérian s’efforce de stabiliser sa monnaie, le naira, de relancer les investissements et de maintenir ses dépenses sociales essentielles. L’incertitude croissante autour des revenus pétroliers, qui représentent environ 70 % des recettes du Nigeria et 90 % de ses revenus en devises étrangères, complique considérablement la prise de décisions budgétaires éclairées.

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« L’incertitude autour de la rente pétrolière, qui représente environ 70 % des recettes du Nigeria et 90 % de ses revenus en devises, rend les décisions budgétaires plus difficiles », souligne l’article. Cette pression financière survient alors que le pays s’engage activement dans un processus de diversification de son économie, une tâche ardue sans des revenus pétroliers solides pour la financer. Il y a quelques jours, le Fonds monétaire international (FMI) a d’ailleurs revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l’économie du Nigeria pour les années 2025 et 2026, citant explicitement la diminution des prix du pétrole brut sur le marché mondial comme facteur principal de cette révision.

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La difficulté à vendre ces volumes importants de pétrole brut met en lumière la vulnérabilité de l’économie nigériane face aux fluctuations du marché mondial de l’énergie. La dépendance excessive aux revenus pétroliers constitue un frein majeur au développement économique durable du pays. La diversification économique, bien qu’essentielle, nécessite des investissements importants qui pourraient être compromis par la baisse des recettes pétrolières.

« Sans revenus pétroliers solides, cette transition risque d’être plus difficile à financer », indique l’article, soulignant le cercle vicieux dans lequel Accra pourrait se retrouver. La situation actuelle exige des mesures urgentes pour explorer de nouvelles sources de revenus et renforcer les secteurs non pétroliers de l’économie. Le gouvernement nigérian devra redoubler d’efforts pour attirer les investissements étrangers dans des domaines tels que l’agriculture, l’industrie et les services, afin de réduire sa dépendance au pétrole et d’assurer une croissance économique plus résiliente à long terme.


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