Dans son offensive diplomatique de l’Iran vers le Sahel, l’Iran semble avoir choisi le Burkina Faso comme point d’entrée. Le 23 février 2026, le ministre burkinabè de la Guerre et de la Défense de la patrie, le général Célestin Simporé, a été reçu à Téhéran par Massoud Pezeshkian, président de la République islamique d’Iran. Le général burkinabè a également échangé avec son homologue iranien Aziz Nasirzadeh.
Burkina Faso : le général Célestin Simporé reçu à Téhéran
L’Iran lance ses jalons pour aller à la conquête du Sahel, terrain glissant où la Russie règne déjà en maître. Avec le Burkina Faso, l’Iran veut poser les bases d’une coopération solide dans le développement des infrastructures industrielles et le renforcement des capacités technologiques. Au-delà du Burkina Faso, le Niger et le Mali sont également inscrits dans la nouvelle politique étrangère de Téhéran. Le président iranien Massoud Pezeshkian a rappelé la position stratégique de l’Afrique dans les relations diplomatiques de son pays. L’Iran est prêt à travailler pour dynamiser ses relations avec les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Et si le Burkina Faso avait utilisé le dangereux Krasukha-4 contre l’avion nigérian ?Le Burkina Faso et le Ghana signent 7 accordsLa pérennité des échanges officiels et l’élargissement des concertations spécialisées constituent le socle de la confiance mutuelle.
Burkina Faso : plusieurs magistrats condamnés pour corruptionBurkina Faso : la Russie livre 192 millions de matériel au génie militaireMassoud Pezeshkian
L’offensive est déjà lancée avec Bamako. L’ambassadeur iranien au Mali, Mahmoud Khani Jooyabad, a été reçu au cabinet du Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération politique, sécuritaire et technologique sur l’axe Téhéran – Bamako. Les deux parties ont évoqué la possibilité de mettre en place un comité qui sera chargé de tracer les projets communs en matière de défense, de sécurité et de technologie.

