Un journaliste malien arrêté et détenu après la publication d’un article qui critique. Youssouf Sissoko, Directeur de publication du journal « L’Alternance », a été placé sous mandat de dépôt le jeudi 5 février 2026. L’article ne porte pas sa signature, mais il a été publié dans son journal et signé par l’analyste politique Sambou Sissoko.
Mali : le journaliste Youssouf Sissoko arrêté après un article qui critique le président nigérien
« Le général Tiani sous le coup de l’émotion accuse Macron, Ouattara et Talon », a titré le journal « L’Alternance » dans sa parution du lundi 2 février 2026. C’est un papier d’analyse très critique qui fait l’autopsie des accusations du général Tiani contre Alassane Ouattara, Patrice Talon et Emmanuel Macron suite à l’attaque de l’aéroport de Niamey. Cet article n’a pas été du goût des autorités maliennes. Le Niger et le Mali étant tous deux des pays alliés, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), des poursuites judiciaires ont été très rapidement enclenchées.
AES : l’armée écrase des combattants de l’Etat islamique près du Niger
Mois de ramadan, le Mali va sécuriser l’approvisionnement en carburant
En l’absence de Sambou Sissoko, en exil, c’est le Directeur de publication qui a été pris. Placé sous mandat de dépôt, il est poursuivi pour « offense à un chef d’État étranger » ; « atteinte au crédit de l’État » et « diffusion de fausses informations ». Il fera face au tribunal le 9 mars 2026, date de la première audience de son procès.
Mali : le journaliste Youssouf Sissoko aux arrêts après son article sur Tiani
Les Etats-Unis veulent reconquérir l’AES
La publication incriminée jette du doute sur les accusations du président nigérien Abdourahamane Tiani. Pour l’analyste politique Sambou Sissoko, « soit ses services de renseignement sont d’une incompétence abyssale, soit il ment délibérément. (…) la seconde option semble la plus vraisemblable ». L’auteur est connu pour ses prises de position très critiques vis-à-vis des régimes militaires de l’AES.
