Montrer le sommaire Cacher le sommaire
Le Nigéria, acteur majeur de la consommation de blé en Afrique de l’Ouest, anticipe une augmentation notable de sa production céréalière. Malgré cette progression, le pays reste fortement dépendant des importations pour satisfaire ses besoins alimentaires. Les efforts pour dynamiser la production locale se poursuivent avec l’adoption de meilleures pratiques agricoles.
Hausse attendue de la production nigériane
Selon les récentes projections du Département américain de l’agriculture (USDA), publiées le 19 mars, la production de blé au Nigéria devrait atteindre 135 000 tonnes durant la campagne 2025/2026. Cette estimation représente une croissance de 13 % comparativement aux 120 000 tonnes récoltées lors de la saison précédente.
L’USDA attribue cette perspective positive à l’amélioration des rendements, qui devraient progresser de 7 % pour atteindre 1,2 tonne par hectare à l’échelle nationale. Cette hausse s’explique principalement par une adoption accrue de semences améliorées par les agriculteurs.
Nigeria : Les 315 élèves enlevés en novembre retrouvent leurs familles
Nigeria : Les États-Unis confirme des frappes contre le groupe État islamique
L’organisme américain souligne que « les agriculteurs sous contrat bénéficient d’incitations financières pour atteindre un rendement de 3 tonnes par hectare grâce à l’utilisation de semences améliorées ». Parallèlement à l’amélioration des rendements, une expansion des surfaces cultivées est également prévue.
La superficie dédiée à la culture du blé devrait s’étendre à 115 000 hectares, soit 15 000 hectares supplémentaires par rapport à la campagne précédente. Traditionnellement, les États de Jigawa et de Kano concentrent la majeure partie de la production nationale, représentant environ 70 % de la récolte totale.
Cependant, l’USDA note que d’autres régions productrices, notamment les États de Borno et d’Adamawa, connaissent une reprise de leur production après une période d’instabilité due à l’insécurité. « Dans ces régions, davantage d’hectares ont été plantés lors du dernier cycle de commercialisation », précise le rapport. Cette diversification géographique de la production constitue un signe encourageant pour l’autosuffisance alimentaire du pays à long terme.
Lire aussi : Nigéria : e-visa et formalités en ligne, révolution dans les aéroports
Dépendance aux importations persistante
Bien que l’augmentation de la production de blé constitue une avancée positive pour le secteur agricole nigérian, elle demeure insuffisante pour réduire significativement la dépendance du pays aux importations. Le Nigéria se positionne comme le deuxième plus grand marché pour le blé en Afrique subsaharienne, juste derrière l’Éthiopie. Les données compilées par la FAO indiquent une consommation moyenne de 5,8 millions de tonnes de cette céréale entre les campagnes 2020/2021 et 2022/2023.
Nigeria : une explosion fait 5 morts à Borno
États-Unis : un aéronef militaire américain au-dessus du Nigeria
Ainsi, malgré l’accroissement attendu de la production locale à 135 000 tonnes, le pays devra encore importer une quantité considérable de blé pour répondre à la demande intérieure. Cette situation souligne la nécessité de poursuivre et d’intensifier les efforts visant à renforcer la filière locale de production de blé au Nigéria.